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samedi 27 février 2010

Amiral abus


Tsé, comme les cadenas abus...


Donc là, notre quart de travail était terminé. Comme à l'habitude, nous, quelques trois ou quatre employés du café 4 jeudis nous étions massés dans le stationnement arrière afin de profiter de quelques minutes de répit avant d'entamer le processus de fermeture de l'endroit. Généralement, les anglais qui se battent dans la ruelle ponctuent à merveille le fil de nos conversations. Cependant, hier, c'est dans nos propres plates-bandes qu'a eu lieu le méfait en question.

De la pénombre est apparu un homme. Petit, gringalet et sale, il s'avança jusqu'à nous et nous demanda, d'une voix hésitante, s'il pouvait ramasser quelques bouteilles vides pour se ramasser un peu d'argent. Il n'est pas rare que les itinérants viennent faire de telles récoltes et étant de charitables personnes, nous ne voyions pas de problème à ce qu'il vaque à ses occupations.

Bien heureux, il rebrousse chemin, puis disparaît. Nous nous regardâmes, incrédules...Mais bon. Quelques minutes eurent le temps de passer avant que ne se repointe ledit homme, mais cette fois au volant d'une Buick Allure 2008. Embêtés, nous le fixèrent à mesure qu'il garait, tant bien que mal, son bateau dans l'espace de stationnement réservé aux employés (bloquant ainsi toute chance d'une éventuelle sortie).

Il se lance ensuite, tête première dans les bacs de récupération, dans son opération de recherche de bouteilles. Il doit bien être resté une demi-heure, jamais il n'a songé éteindre le gros moteur V6 de sa Buick, qu'il avait soigneusement laissé rouler. Il ramassait probablement des bouteilles vides pour payer ses pleins d'essence.

Mais, comble d'abus, alors qu'il achevait sa recherche il quémanda une clope à Salvas, le gentil serveur. Il obtempéra. Au moment de lui remettre, l'homme afficha une moue de dégoût et dit :
"Ah ouache, des Peter Jackson, tu devrais acheter des McDonald Spécial!", maudit crotté.

Ce qu'il faut retenir de ceci, c'est qu'il ne faut aider personne.

lundi 1 février 2010

L'incompétence des uns...

Il l'est...


Ah, quel beau vaisseau que le blogue, navire des sept Internets, pour canaliser les frustrations que certains de ces soi-disant commerçants locaux peuvent engendrer chez ma personne.

Je m'explique, sinon c'est un peu vague :

Dans ma vie de jeune homme urbain et moderne, il m'arrive de m'acheter des choses. Il arrive parfois que ces objets brisent ; par négligence de ma part ou bien à cause de leur constitution dite "de marde"... c'est bien connu. Dans le cas échéant, il arrive souvent que la réparation de l'objet en question sorte de mon domaine d'expertise.

Il est important de noter que mes aptitudes manuelles se limitent, à ce jour, à la réparation des miroirs de ma Skylark et du ménage de l'appart. Urbanisme oblige. Donc, j'ai souvent tendance à me retourner vers ces gens que l'on nomme "experts" pour régler mes petits tracas dans un délai raisonnable, moyennant de légers frais.

Je m'étais donc acheté des lunettes de soleil, car on m'a dit que c'est utile pour ne pas causer de fâcheux accidents automobiles et elles me donnaient un look branché d'enfer (véridique). Je m'étais dit qu'en m'achetant des Ray Ban, elles auraient une espérance de vie raisonnable, j'avais tort. Telles une paire de barniques cheapettes de présentoir de dépanneur, un des bras se mit tranquillement à fendiller, puis céder et ceci après deux mois d'utilisation. Cœur brisé et résigné, je me rendis chez Lunetterie Duncan-Luneau, sur St-Joseph, afin qu'ils puissent remettre mes lunettes et mon cœur en état. On s'empressa de me rassurer qu'un bras allait être commandé et arriverait dans les plus brefs délais. Je respirais déjà mieux.

Un mois s'écoulant avant de recevoir des nouvelles de mes sauveurs. On me somma de me rendre sur place, on avait à me parler. Ça avait l'air sérieux. Je me rendis, pour apprendre que finalement, la compagnie ne trouvait pas le type de bras de mes lunettes et qu'ils devaient envoyer mes lunettes en Italie pour que la manufacture les répare eux-mêmes. "Procédez, ma foi!" leur dis-je, en me demandant pourquoi ces raisins ne l'avaient pas fait plus tôt.

Un autre bon deux mois eut le temps de passer avant que je ne décide de me rendre sur place, SANS rendez-vous, pour savoir ce qu'il en était de mes chéries. "Oui monsieur, on ne vous avait pas oublié" que me dit la petite grosse aux cheveux roux lorsque je lui rappelai mon nom. Elle fit venir le "gars en charge des imports/exports de lunettes", qui me dit qu'en Italie, ils n'avaient pas trouvé des attaches compatibles pour les nouveaux bras non plus et leur avaient renvoyé le tout. Il tenta de me calmer en me disant que finalement, il commanderait simplement de nouvelles attaches qu'il poserait afin que les bras "fittent".

Ma question : Bin pourquoi, mon petit chou-fleur, t'as pas pensé à faire ça dès le départ?

Bref, on est maintenant en février et je suis toujours sans nouvelles de mes possessions. Si quelqu'un a le matériel et la patience pour réparer ça tout seul, faites-moi signe, parce que sinon, la p'tite grosse rousse va passer au cash.

Paix!

mercredi 27 août 2008

Back in black


Non je ne suis pas mort, j'étais alité dû à la plus récente épidémie de listériose après avoir mangé du délicieux simili-poulet maple leaf... je ne regrette rien.

Heille! Écoutez ça!

Stevie Wonder - Superstition