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mardi 21 avril 2015

Au jour de maintenant

Moi, sémantiquement rassasié


Ça y est. Ça arrive à tout le monde et ça vient tout juste de m'arriver. Ce phénomène que je suspectais d'exister, tout en ignorant sa présence dans l'imaginaire collectif.

Satiété sémantique

Après avoir répété plusieurs fois le même mot, il devient soudain vide de sens, phonétiquement inesthétique et mentalement incompréhensible.

Heureux de savoir que cette occurrence était aussi répandue qu'inoffensive, je me suis empressé de remettre mon internement à une date ultérieure. Mes proches s'en verront rassurés, puisque je viens de vivre cet affreux sentiment.

Un mot, pourtant über-commun, m'a poussé au bord du maelström psychotique, ou du moins, d'un coma causé par une violente attaque de vomissements. Bin voyons, quel mot a pu te turlupiner à ce point, me demanderez-vous?  

Aujourd'hui, le damné mot aujourd'hui.

Ce mot qui, phonétiquement, semble enraciné dans un quelconque folklore Flamand du Moyen-Âge, mais qu'on persiste à employer à qui mieux mieux par une quelconque coquetterie historico-linguistique. J'ai toujours un peu de misère à me faire à l'idée qu'à notre époque, nous n'utilisions le mot « hui » (qui signifie maintenant, en ce moment, là) qu'avec « aujourd' » sauf si on s'appelle Michel Folco et qu'on désire beurrer notre savoir lexical plus épais que la moyenne.

En plus de tout ça, aujourd'hui est un pléonasme crasse puisque, on ne se le cachera pas, dire au jour de maintenant, c'est agressivement redondant.

Vous me pardonnerez donc cette montée de lait, mais si comme moi vous croyez qu'aujourd'hui n'a plus sa raison d'exister en ce 21e siècle, prenez la rue et faites entendre votre voix!


mardi 8 février 2011

Pas bin bin occupé

Ma vie de gars important.


Ça y est, je suis maintenant une personne importante oeuvrant à rendre le quotidien des gens plus agréable en rédigeant des bijoux publicitaires qui changeront leurs vies. Évidemment, vu que je quitte mon ancienne vie de péquenaud, je dois procéder à quelques légers ajustements de manière à ne pas passer comme un de ces vulgaires parvenus. Voici donc certaines choses que je devrai changer.

1- Remplacer mon ami et co-auteur Mathieu, par une jolie plante ou alors un magnifique oiseau tropical. Quoi de mieux pour puer la richesse au nez des gens que de déambuler dans les rues avec un magnifique ara qui crie des injures aux passants.

2- Apparaître dans des photos choquantes avec des personnes influentes. C'est vrai quand même, imaginez si je me retrouve sur la page principale du journal Le Devoir pour avoir fait un party de cocaïne avec Nelson Mandela, ça c'est le genre de chose qui te propulse au sommet.

3- Remplacer ma Skylark par un Vespa, histoire de faire mon écolo-euro-douchebag. (+ le conduire saoul et trouver ça drôle, même en tombant)

4- Acheter la bibliothèque municipale de Gatineau et y faire appliquer toutes sortes de règlements loufoques pour faire rire Mathieu (histoire de me racheter pour l'avoir remplacé par un perroquet).

5- Ouvrir un resto-bar lounge top tendance où l'on y servirait que des tapas bio. Fermer le tout après une semaine parce que je n'ai pas cette patience et parce que manger des tapas, c'est pour les gens prétentieux et personne n'aime ces gens-là.

6- Découvrir une passion irrépressible pour les tapas.


Bon c'est tout ce que j'ai à date, faut que je retourne travailler.

Milles bises

samedi 19 juin 2010

Les démons

Le voleur d'amitié


Son comportement, sa joie de vivre et son ambition, tous ont étés dérobés. Mathieu n'est plus le même depuis quelque temps. En ce moment même, je le regarde jouer à Call of Duty en ligne et sa maîtrise de la UMP n'est que l'ombre de ce qu'elle était jadis. À vrai dire, je ne le reconnais plus.

Mathieu lui-même n'est pas à blâmer dans cette histoire, c'est plutôt lui la victime. Il a été désigné comme proie par l'un des démons les plus redoutables que l'on puisse acheter à l'épicerie du coin. Cette poudre cristallisée de bonheur savoureux lui coupe l'appétit et le rend nerveux et imprévisible.

J'ai perdu beaucoup trop d'amis aux mains de cette puissante drogue, nous devons tout faire pour stopper ce fléau.

lundi 17 mai 2010

Crosse, palet et pilosité faciale

Jésus était un fan des Capitals


Le Canadien est encore en vie, Montréal est à feu et à sang, les séries battent leur plein, tout est normal. C'est en cette période magique de l'année que les hommes, les vrais se ruent derrière les rangs de l'armée de fanatiques prêts à se battre pour une seule et juste cause, voir leur équipe scorer plus de buts que l'autre.

Mis à part les fanions de char et les prédictions et analyses profondes chez les experts sportifs, le partisan, mâle surtout, sait qu'à lui seul, il peut aider son équipe favorite en délaissant ses habitudes de gestion des poils du visage. Ce véritable phénomène remonte à plusieurs siècles, mais a su trouver niche dans le contexte socio-sérieéliminatoires. C'est pas hyper clair, laissez-moi vous expliquer.

C'est bien connu, le Moyen âge était une période marquée par la brutalité. Le genre masculin n'y était pas en danger, puisque si quelqu'un vous causait un quelconque souci, vous n'aviez qu'à lui asséner un violent coup de hache dans la clavicule et le différent était réglé. Ce type de résolution de conflit est, de nos jours, plus ou moins acceptable. Toujours est-il que, lorsque venait le temps des croisades, les chevaliers, barbares ou autres bébittes du Mordor se laissaient pousser la barbe afin de laisser s'installer une grande frayeur à l'ennemi lors des affrontements. La preuve, les Romains ne portaient pas la barbe (source : Astérix, le cadeau de César) et regardez ce qu'il reste de leur empire, des ruines, bon.

Donc c'est ça, dans la société du présent d'aujourd'hui en ce 21e siècle, l'homme se retrouve émasculé, voire égossé à cause des normes, de l'éthique et du gros bon sens collectif. Ce faisant, l'homme moyen se doit de trouver une noble cause, une poursuite du Saint-Graal, dans lequel il peut investir temps et passion, tout en restant mâle. Voilà pourquoi il se range derrière le hockey professionnel. Des gladiateurs modernes, du pétage de dents avec des snappe-shots et de la Molson Ex en Draffe.

Sitôt arrivée la période des séries éliminatoires, les messieurs se laisseront pousser la barbe afin de non seulement faire peur aux joueurs et partisans des autres clubs, mais bien pour réaffirmer leur statut d'homme mâle qui mange plus de Doritos et qui a le dos plus poilu que les autres.

La barbe des séries est dont l'accessoire nécessaire pour une société dans laquelle on empêche les hommes de satisfaire leur soif de sang.

Go habze go!

dimanche 31 janvier 2010

Diverses choses

Echnidé: seul mammifère, avec l'ornithorynque, à pondre des œufs. Merci Découverte!!!


Une autre enquête scientifique aujourd'hui sur ancien deux dollars bourgogno-brun!!! Le mystère scientifique à élucider: "qu'est-ce qu'une journée sans café?".

Je ne vous ferai pas poiroter plus longtemps pour savoir la réponse, la voici: c'est l'enfer.

Abordons maintenant un tout autre sujet. Aujourd'hui, alors que je me dirigeais vers le boulot, oscillant entre la vie et la mort, j'ai croisé un chien!!!! Hihihihi!!!! Y'était beau! Y'avait l'air doux! Quatre pas plus loin, c'est une flaque de vomi que j'ai croisé sur le trottoir. Y'était pas beau pis y'avait pas l'air doux, le vomi. Définitivement, si j'avais à choisir, je prendrais un chien plutôt que du vomi comme animal domestique.

Pour conclure ma chronique d'aujourd'hui, hier soir je suis allé à la patinoire. Y'avait une goaleuse, toé chose!!! Paddée pis toute là!!! D'un tire à l'autre, je me suis emporté un petit peu. J'ai slappé pis ça lui a fait bobo. Je lui ai dit: "viens pas faire ta smatte avec ton équipement si t'es pas prête à te faire slapper sur la clavicule torieu." En tout cas, j'était bien fier de mon tir.

Dernière chose: je tiens à m'excuser de vous avoir envoyer chier lors de ma dernière chronique. Ce n'était pas la chose à faire.

dimanche 22 novembre 2009

Pauvre petit pingouin

Regardez moi ça, ça a pu de bon sens ça maudite marde!

L’autre jour, moi pi Vincent on se sentait vraiment hippie. On a décidé d’aller se promener dans le bois (il vous en avait parlé…il s’était mis à songer aux sales ratons…y’a vraiment pas mentionné que j’étais avec lui dans le bois par exemple…je pense qu’il a honte de moi des fois…je trouve ça vraiment plate…j’aimerais ça être son ami moi…Vincent il fait pas attention aux gens qui l’entoure…c’est un égoïste Vincent…VA CHIER GROS CRISS DE MANGE MARDE).

En tout cas, en marchant j’ai remarqué quelque chose à propos de la forêt. C’est vraiment vraiment sale. Y’a de la bouette partout, des feuilles qui traînent par terre pis on s’enfarge partout tellement le par terre est tout croche. Vraiment, il faut que ça change.

J’ai écrit une lettre au maire à ce sujet. Je sais pas si je devrais lui envoyer, d’après moi je résume bien la situation scandaleuse dans les forêts. En tout cas vous pourrez me dire ce que vous en pensez si le cœur vous en dit :

« Cher monsieur le maire,

On vous a réélu là tabarnouche. On vous fait confiance là, simonac. On attend un peu en retour là, mosus. Là là, vos forêts ont pu d’bon sens, baptème. Vous allez devoir faire quelque chose, torieu.

Premièrement, les animaux qui se promènent partout. C’est pas propre ça, maudit. Mettez-moi ça en laisse toute ces chevreuils là. Pis les marmottes qui font des trous dans la terre là, c’est pas prudent ça, tabarouette. Comment voulez-vous que le sol soit solide si c’est truffé de trous?

Deuxièmement : les roches. Va falloir mettre de l’ordre là, bonyenne. Ça traîne partout par terre. On est des milliers de citoyens à se fouler les chevilles à chaque pas. Demandez-vous pas pourquoi ça va mal dans les hôpitaux, côline!

Finalement, monsieur le maire. Vos sapristi d’arbres. Ça a des branches ça, longues comme ça se peut pu! Coupez-moi ça une fois pour toute, sapristi! On s’accroche là-dedans à tour de bras. Ça graffigne, pis ça graffigne. C’est pas des farces, monsieur le maire, j’ai les bras tout plein de graffignes! Je vais vous l’envoyer, ma facture de plasters, monsieur le maire.

Y’a un bout à tout là monsieur le maire, on commencera pas à payer les frais de votre négligence, crime de crime.

Signé : un citoyen qui en a assez vu. »

dimanche 15 novembre 2009

Les sales mômes

Horreurs

Bonjour!

J'vous en avais glissé un mot dans un billet précédent, moi je travaille dans les bibliothèques. 8-). Mon travail, aussi surprenant que cela puisse vous paraître, m'amène a rencontrer vraiment toutes sortes de gens. J'en ai vu des vartes pis des pas mûres comme ils disent.

Dernièrement, à job, je suis entré en contact avec un phénomène des plus étranges, bizarres, répugnants, horribles, effrayant, etc: les enfants.

Ce que j'ai remarqué des enfants c'est que c'est vraaaaiment pas très intelligents. Y'en a un en particulier que j'ai trouvé vraiment désespérant. Il devait avoir 4 ans peut-être, je suis pas trop bon pour juger les âges. En tout cas y'était tout excité de louer des DVD...j'me disais: hey le cass..c'est des DVD...reviens en.

Mais le pire, ça surtout été quand le petit jeune homme a décidé d'aller se mettre en dessous d'une table. Là il disait: PAPA!!! (il parlait pas à moi, mais à son père) PAPA!!! J'SUIS CACHÉ!! HIHIHII!!!

Je l'ai remis à sa place assez vite merci. Je lui ai dit: de un: on te voit en tabarnak, le jeune. de deux: même si on te voyait pas, avec tout le bruit que tu fais, tu te ferais clancher à cachette et de trois: t'es dans une bibliothèque, penses-tu vraiment que c'est la bonne place pour se cacher??

Le père a pris son fils et est parti. Apparement qu'il a déposé une plainte à mon patron. On va voir ce que ça va donner....en tout cas y'était vraiment turbulant son fils. Sales mômes.

jeudi 29 octobre 2009

oulala ce matin

Ça ne va pas bien du tout.

Je passe à côté du "fourre-tout" de l'appart tout à l'heure. Je m'arrête. Hein? Hallucinerais-je? Qu'est-ce que ce fumet louche et criminel? Ça sent l'weed à pelleté ostaille!

C'est vrai que beaucoup de monde passe par cette phase-là, l'exploration du monde de la drogue. J'aurais dû m'y attendre. J'ai pas fait attention. Là, c'est allé trop loin.

Vincent, notre chauffe-eau a des problèmes de drogue.


Notre chauffe-eau drogué.

Y'essaie de le cacher. Mais je l'ai quand même sentie, son odeur de boucane de drogue. Je vais devoir avoir une sérieuse conversation avec le chauffe-eau. Ça faisait un bout de temps que je trouvais qu'il avait changé. Je sais pas comment il va réagir. Maudite drogue.

mercredi 27 août 2008

Back in black


Non je ne suis pas mort, j'étais alité dû à la plus récente épidémie de listériose après avoir mangé du délicieux simili-poulet maple leaf... je ne regrette rien.

Heille! Écoutez ça!

Stevie Wonder - Superstition

mercredi 9 avril 2008

Les vacances d'Achille Talon
















Bon ben merci Vincent de nous partager ta musique d'ordinateur, mais le techno c'était cool en 1996, donc actualise espèce de charogne putride.

Pour ensoleiller votre vie j'ai décidé de vous concocter un p'tit morceau doux à l'oreille. C'est une version maison du grand succès Wish You Were Here de Pink Floyd. J'y ai ajouté ma touche personnelle d'émotion et de cannelle.

Pardonnez les fréquentes coupures dans la chanson, c'est que mon magnétophone Windows me permet d'enregistrer seulement 60 secondes à la fois. L'écho c'est parce que mon studio est trop grand, désolé.