lundi 9 septembre 2013

Mathieu, t'as publié ton post 2 fois

Figure 1 - Illustration ludique des soucis de Mathieu


Il arrive à Mathieu d'être un sapré cornichon (dans le bon sens, pas méchamment). Parfois, l'envie d'écrire sur ce blogue quasi-nobelisé lui est si pressante qu'il n'arrive pas à contenir sa joie. Trépidant, les doigts vibrants d'excitation, ce bougre cliquette non pas une, mais deux fois sur le bouton « publier », entraînant son article, donc ce blogue et sa réputation biblique, vers l'enfer putride de la double publication.

Bien sûr, Mathieu demeure un honnête diable, je ne lui tiens donc pas rigueur lorsque ses appendices s'égarent, créant ainsi des cybercataclysmes d'ampleur modérée. Je connais son amour à peine hétérosexuel pour le suave crooner d'Outremont. Voilà pourquoi je m'abstiens, aujourd'hui, de cliquer sur le bouton « supprimer l'article », qui bannirait le doublon des pages majestueuses du Vieux deux.

Après tout, comment en vouloir à quelqu'un qui pèche par excès d'admiration pour un chanteur à la voix grave et pour le métier de blogueur sporadique? Comment?

mercredi 21 août 2013

Mon amour des ronds-points




Aujourd’hui, j’ai eu à emprunter un rond-point et j’ai réalisé à quel point j'aimais les ronds-points. Les ronds-points me procurent  un sentiment de réconfort. En effet, lorsque j’approche de l’un d’eux et que les personnes qui y circulent déjà me regardent avec haine et effroi en se demandant si je vais m’arrêter ou leur foncer dedans, j’ai l’impression que l’on m’accorde enfin un peu d’attention, que l’on réalise que j’existe et que j’aimerais avoir des amis.


Merci les ronds-points.  :- )

(Si vous préférez le terme carrefour giratoire, vous pouvez remplacer mentalement rond-point par carrefour giratoire.)

mardi 30 juillet 2013

Salut les copains



J’étais dans mon douillet appartement en train de veiller sur la cuisson de ma sauce spagatt, en écoutant d’la musique, en me préparant à démarrer GTA 4. Quand soudain le déluge éclate dehors. La pluie du siècle mesdames messieurs, ou certainement la pluie des trois dernières semaines. Étant un amoureux de la nature, se présentait à moi une occasion d’aller voir un des plus grand mystère de la nature à l’œuvre: la pluie. Arrivé dehors, en effet, y pleut. Y pleut fort. Y vente en plus. Je reçois de l’eau. Fa frette. Alors je décide d’observer un phénomène naturel encore plus intrigant que celui de l’averse : les nipples en action. J’ai donc passé les 20 secondes qui ont suivi à regarder se transformer mes nippelets d’appart en valeureux nipples de la nature : durs et pointus faisant face à tout ce que Dieu leur lance au visage.


Bravo les boys!


vendredi 28 juin 2013

Beef scandinave

Boulettes de viande contenant probablement d'innocentes victimes québécoises


Les relations diplomatiques entre le Québec et la Suède se sont considérablement aigries depuis quelque temps. Surtout depuis ce matin en fait. Vivant jusqu'ici dans une indifférence pacifique, les deux nations se trouvent maintenant sur un pied d'alerte depuis qu'une institution phare du pays des trois couronnes en est venue à pratiquer d'inexcusables actes de torture psychologique sur d'honnêtes citoyens de la province de Gilles Vigneault. Connaissant ma grande aptitude à me retrouver dans toutes sortes de situations rocambolesques, je me suis retrouvé à subir cesdits immondes actes.

En effet, depuis maintenant cinq semaines, en bon mécène, je tente d'investir dans l'économie suédoise en achetant un canapé-lit dans un magasin IKEA de la métropole québécoise. Rien de plus simple, me direz-vous. Pauvres âmes naïves, vous n'avez aucune idée du genre de jeux sordides auxquels ces démons blonds s'adonnent afin de me transformer en monstre de frustration, aucune idée.

Ils ont commencé par me leurrer alors que j'étais vulnérable. Lors d'une virée-magasinage avec ma madame qui s'étirait (on n'arrivait pas à s'entendre sur les portes-ustensiles et les abat-jours), les escrocs du magasin à grande surface ont su m'ensorceler grâce à ce joli canapé à prix modique. Étant en grave carence de sofa dans mon salon, je ne sus résister à leurs chants de sirènes. Je leur fis part de mon intention d'acheter la pièce de mobilier, mais les vicieux vikings me dirent qu'ils ne l'avaient plus en stock, ni dans leurs entrepôts, et ce, dans les trois succursales du grand Montréal. « Pas grave », me dis-je sottement, « j'irai consulter sa disponibilité en ligne grâce à leur pratique outil de pronostic des stocks ». Bon Dieu, si seulement j'avais su dans quel bourbier je m'embarquais...

Canapé des milles soucis


Donc, de mensonges crasses en chantage émotif, je consultai leur site Web et parlai directement au service à la clientèle, pour sans cesse me faire dire que oui, ils en recevrait 18 le jeudi prochain ou alors 40 le lundi d'après. Après toutes ces semaines de débâcle, je commence à croire que l'ostie sofa n'a jamais existé et que mon séjour au IKEA n'était qu'un délire transcendantal. Ça m'arrive parfois.
 

Cette attaque venue des mers du Nord ne doit toutefois pas demeurer impunie, quelqu'un va devoir payer... quelqu'un.


jeudi 23 mai 2013

Mouture et exil

Meule à cocaïne ancestrale

Tu as des graines et tu ne sais pas quoi en faire? Mouts-les. Tu as un vieux blogue au design désuet (mais ô combien coquet) et tu ne sais pas où il s'en va? Mouts-le. C'est donc après un avant-midi de travail acharné et de délires HTML que nous accouchons d'un Vieux deux, un peu plus fonctionnel, mais toujours aussi brun.

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Ceci dit, v'là un bail que j'avais daigné publier mes pensées sur ce rocambolesque médium qu'est le blogue. Ma vie a beaucoup changé depuis mon dernier article. Tout d'abord, j'ai dû m'exiler dans la métropole puisque le poids du succès fulgurant de ce site rendait a anéanti tout espoir de vivre une vie normale dans la région administrative 07. Impossible d'aller m'acheter un chip au vinaigre ou des Rolo sans avoir à repousser un paparazzo ou une fanatique écumante à coups de taser. Croulant sous les appels au tribunal pour voie de fait et les dettes de Rolo impayés, j'ai dû fuir pour jouir de l'anonymat de la masse.

Je n'ai vu ni parlé à Mathieu depuis un bon bout de temps, mais son dernier article me porte à croire que son état se dégrade de plus en plus. Je ne serais d'ailleurs pas surpris de le retrouver dans un caniveau d'Hochelaga, en train de s'injecter de la Wilcat 10 %, d'ici peu. Si vous le voyez, nourrissez-le avec une poignée de nouilles Ramen séchées, mais n'essayez pas d'interagir outre mesure, puisqu'il risque d'avoir toute conscience sociale et pourrait réagir comme un blaireau apeuré.


Évitez aussi de le fixer droit dans les yeux

Sur ce, c'est un plaisir de garnir ces Internets de nos jérémiades loufoques.

NDLR : Mathieu est probablement correct, nul besoin de s'affoler (probablement).