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jeudi 19 novembre 2015

Filer moyen

"Mon royaume pour une pho au boeuf!", m'écriais-je, samedi.

Mes amis, l'heure est grave.

Depuis quelques jours, mon corps fait tout son possible pour me rappeler qu'il n'est qu'un amas de chair, de fluides et d'os, pour qui la perfection de sa conception n'a d'égal que sa fragilité.

Je suis grippé.

"Arrête de te plaindre", me dira l'une, "Imagine ces pauvres gens qui sont terrassés par la fièvre Ebola", me dira un autre, "Ouache, t'as de la morve séchée sur le bord du nez, mouche-toi comme du monde, crisse", m'éructera un troisième. Certes, bien que ces phrases touchantes sont en fait des manières modernes de me souhaiter un prompt rétablissement, je crois sincèrement qu'il est de notre droit de citoyen du monde de chiâler un brin sur notre piteux état.

Ce que je fais. Abondamment. À juste titre parce que...

Si je fais l'étalage de mes déboires phlegmatiques, c'est avant tout à un groupe sélect d'élus qui me sont proches et que j'estime. Ces personnes devraient ainsi se sentir privilégiées que je leur raconte le trimard de mon dernier morvia, la complainte de mon mal-être ou le récit de mon après-midi de documentaires Netflix sur le cycle de reproduction des anémones. Déverser ainsi mon fiel glaireux, c'est dire aux gens que je leur fais assez confiance pour leur exposer ma vulnérabilité, sans filtre. Vincent, sans artifice, dans son plus simple appareil (immunitaire).

Mettre en lumière cet état de marde qui m'afflige, c'est donc, mes amis, de vous dire à quel point je vous aime.

Alors, de grâce, laissez-moi vous expliquer, encore une fois, comment les mouchoirs normaux m'irritent le dessour des narines au point de me faire saigner, tel Éric Lapointe un mercredi soir.

Car ceci est ma souffrance, livrée pour vous.



P.-S. Je vais déjà mieux, merci.


vendredi 28 juin 2013

Beef scandinave

Boulettes de viande contenant probablement d'innocentes victimes québécoises


Les relations diplomatiques entre le Québec et la Suède se sont considérablement aigries depuis quelque temps. Surtout depuis ce matin en fait. Vivant jusqu'ici dans une indifférence pacifique, les deux nations se trouvent maintenant sur un pied d'alerte depuis qu'une institution phare du pays des trois couronnes en est venue à pratiquer d'inexcusables actes de torture psychologique sur d'honnêtes citoyens de la province de Gilles Vigneault. Connaissant ma grande aptitude à me retrouver dans toutes sortes de situations rocambolesques, je me suis retrouvé à subir cesdits immondes actes.

En effet, depuis maintenant cinq semaines, en bon mécène, je tente d'investir dans l'économie suédoise en achetant un canapé-lit dans un magasin IKEA de la métropole québécoise. Rien de plus simple, me direz-vous. Pauvres âmes naïves, vous n'avez aucune idée du genre de jeux sordides auxquels ces démons blonds s'adonnent afin de me transformer en monstre de frustration, aucune idée.

Ils ont commencé par me leurrer alors que j'étais vulnérable. Lors d'une virée-magasinage avec ma madame qui s'étirait (on n'arrivait pas à s'entendre sur les portes-ustensiles et les abat-jours), les escrocs du magasin à grande surface ont su m'ensorceler grâce à ce joli canapé à prix modique. Étant en grave carence de sofa dans mon salon, je ne sus résister à leurs chants de sirènes. Je leur fis part de mon intention d'acheter la pièce de mobilier, mais les vicieux vikings me dirent qu'ils ne l'avaient plus en stock, ni dans leurs entrepôts, et ce, dans les trois succursales du grand Montréal. « Pas grave », me dis-je sottement, « j'irai consulter sa disponibilité en ligne grâce à leur pratique outil de pronostic des stocks ». Bon Dieu, si seulement j'avais su dans quel bourbier je m'embarquais...

Canapé des milles soucis


Donc, de mensonges crasses en chantage émotif, je consultai leur site Web et parlai directement au service à la clientèle, pour sans cesse me faire dire que oui, ils en recevrait 18 le jeudi prochain ou alors 40 le lundi d'après. Après toutes ces semaines de débâcle, je commence à croire que l'ostie sofa n'a jamais existé et que mon séjour au IKEA n'était qu'un délire transcendantal. Ça m'arrive parfois.
 

Cette attaque venue des mers du Nord ne doit toutefois pas demeurer impunie, quelqu'un va devoir payer... quelqu'un.


dimanche 22 août 2010

Mathieu en a marre!

Moi et mon téléphone de star trek



Bonjour!

Vous savez ce que j'aime pas dans la vie? Qu'on me prenne pour un cave. Savez-vous ce qui est vraiment triste? C'est que ça arrive souvent qu'on me prenne pour un cave. Hein? Ben non Mathieu, on le sait que t'es cool, intelligent, grand, que tu parles 6 différentes langues pis que t'as été élevé par des carcajous! Personne te prend pour un cave voyons!

Eh bien détrompez-vous. Pratiquement à chaque fois que je travaille, on me prend pour un cave. À chaque fois que je dois appeler les gens à la blibli pour leur dire que leurs documents réservés sont arrivés, on me prend pour un cave. Inévitablement en faisant les 8 milliards 476 millions 284 milles 722 appels que j'ai à faire, je vais tomber sur un répondeur.

Et paf! C'est ainsi qu'on commence à me prendre pour un cave. "Bonjour, vous avez bien rejoint le (819) 243-6688. Nous sommes présentement dans l'impossibilité de vous répondre. Au son du timbre, veuillez nous laisser votre nom, votre numéro de téléphone ainsi qu'un bref message et nous vous rappellerons dès que possible. Au revoir et bonne journée!"

Simonac. On est pu le 27 septembre 1950 ! Je l'sais comment ça marche un colice de répondeur. Pas besoin de me l'expliquer pendant une demie heure quand tout ce que je veux te dire c'est que t'as 5 jours pour passer chercher ton Iznogoud batéche! J'SUIS PAS UN CAAAAAAVE!!!!!

Bon voilà.

Bye

mercredi 23 juin 2010

Les séismologues de fortune

Dieu soit loué


Mère nature se déchaîne alors que la terre elle-même tremble sous nos pieds! Effroi, débandade et chaos règnent en maître sur la population confuse du monde Outaouais. Une fois la poussière et les cris retombés, l'heure est au bilan sur les dégâts. Dieu sait que quand l'heure est grave, tout le monde devient un expert.

Bien confortablement assis dans nos Lazy boy alors que les plaques tectoniques se la trémoussaient, nous avons pu sentir une certaine panique provenant de l'étage du haut. À vrai dire, la grosse madame d'en haut capotait pas mal. Oui ça brassait un peu, mais rien qui méritait de s'époumoner et de jurer de la sorte, pas trop de classe mettons.

Après avoir attendu la réplique séismique, elle descendit pour aller jaser de son expérience avec les voisins, tout en s'assurant de respirer extrêmement fort en descendant dans la cage d'escalier, s'assurant ainsi de nous donner de graves haut-le-cœurs.

Rendu dans la rue, en pyjama, notre jolie voisine se mit à faire des analyses avec les autres voisines en peignoir afin d'en sortir leurs estimations sur l'épicentre du séismes ainsi que de sa force sur l'échelle de Richter.

Tout ça pour dire que des gens bien normaux peuvent s'avérer de très fins séismologues lorsque le besoin se fait sentir

C'est tout, BONNE SAINT JEAN!!
GROS BECS TOUT PLEIN





jeudi 4 mars 2010

Brandon l'inattentif

Pauvre petit chou à la crème


Une sapré belle journée que le bon'yeu nous a cuisiné aujourd'hui. J'ai donc cru bon aller courir un peu. Marcher ou courir dans les rues du centre-ville de la capitale de l'Outaouais sert souvent de catalyseur pour ma créativité (excellente alternative au café). Que ce soit des chicanes de couples en public ou des gens aux mœurs automobiles douteux, la plupart du temps, j'y trouve mon compte.

Ce coup-ci, m'est venue l'idée saugrenue d'aller courir avec mon téléphone (possédant une caméra)... au cas ou, vous voyez. Ma course achevait lorsque, contre toute attente, je trouvai le joyau de ma journée. Un certain Brandon a récemment émis un avis de recherche pour un objet qu'il a égaré. Cependant, il n'est pas question d'un iPod, ou même d'un chien, mais bien d'un sapristi de gros kayak.

Je fus subjugué. Qui perd un kayak? Ok, le jeune homme se l'est peut-être fait subtilisé et est désespéré. Mais, dans quel creux sombre s'est-il englouti pour croire que c'est une bonne idée de mettre une grande photo de lui en combinaison nautique bras-dessus bras-dessous avec le kayak et de venir afficher ses avis uni-anlgolingue devant l'Université du Québec en Outaouais.

Donc si jamais vous voyez passer un kayak à l'air louche, c'est surement l'embarcation fugitive de ce cher Brandon. Soyez de bons samaritains, appelez-le, il est désespéré.