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mercredi 19 mai 2010

Phallus et Armour all

Mon beubé propre.



Je l'avoue et je m'assume, je ne suis pas un homme extrêmement mâle. La preuve, je ne possède pas d'arme à feu et je n'ai jamais dépecé un orignal pour m'en faire un abri de toute ma vie. Cependant, un peu comme la barbe des séries, certains rites sont nécessaires pour la survie du genre masculin. Celui à l'étude aujourd'hui sera celui de l'astiquage de machine.

Après avoir bu un christie de gros espresso allongé double ce matin, je me sentais prêt à affronter le monde, voire le conquérir. Quand le rush de caféine qui me faisait transpirer profusément fut terminé, je me rendis à l'évidence que mes désirs mégalomanes étaient peut-être exagérés et j'optai pour l'option d'aller laver mon automobile. Après tout, durant mon absence, Mathieu fut atteint d'un violent épisode de gastro alors qu'il était au volant. Ne supportant plus d'odeur de spaghetti de sa mère et de bile séchée, je me suis dit que la belle Skylark était due.

J'enfile mes shorts extra-courtes et mes gougounes, j'enlève mon gilet et je fais jouer mon 8-track de George Micheal dans le tapis.

Laver son bolide est tout un art. Quelque chose que les demoiselles ne comprendront jamais. Lors de l'étape savonnage, il est impératif de savoir gérer son temps. Au soleil, le savon qui sèche finit par laisser des traces et ce n’est pas bin bin beau. Il faut alors s'assurer de généreusement hydrater le véhicule. Une fois « le gros de la job » terminé, il s'agit de s'attaquer au détail, au petit extra qui saura faire la différence.

J'ai dû faire usage de windex et de patience pour faire décoller les derniers morceaux de viande hachée mi-digérée de mes petits volets d'aération. Une job de malade, je vais m'assurer de lui scarifier des mots drôles dans son visage pendant son sommeil afin de lui rendre la pareille. Après ça c'était assez facile.

Finalement vint mon étape favorite, l'épandage de Armour all un peu partout. Vraiment, quoi de plus mâle que de prendre soin de ses pneus et de son tableau de bord en les enduisant d'un crémage sexy dans le but de les faire briller comme les yeux d'un harfang des neiges.

Maintenant, vous êtes prêts à rouler avec style, moins que moi par contre.

samedi 24 avril 2010

Réchaud

3 minutes 15 secondes

J'ai réchauffé mon pâté chinois 2 minutes tantôt. C'tait pas assez chaud, je l'ai mis 45 secondes de plus. Toujours pas assez chaud...30 secondes de plus.

Oui, un total de 3 minutes 15 secondes.

lundi 8 mars 2010

de l'argent


L'autre jour, à la bibliothèque, un monsieur est venu pour emprunter des dvds. Il en a pris trois. Chaque dvd coûte deux dollars. Ça veut dire que ça coûtait six dollars. Le monsieur m'a donné vingt et un dollars.

La plus grande des confusions a alors envahi mon esprit. Ton vingt dollars est suffisant monsieur, pas besoin d'ajouter un dollar que je me disais, pourquoi me donnez-vous vingt et un dollars? pourquoi vouloir me confondre ainsi? quel vil personnage êtes-vous, monsieur, pour vouloir m'embrouiller de la sorte? que dois-je faire?

Finalement mon subconscient a dirigé ma main vers un dix et un cinq dollars que je lui tendis par la suite.

Tout est bien qui fini bien.

samedi 20 février 2010

L'inspiration liquide

Cette dame souffre d'insomnie. C'est trisse.


Donc là je me lève ce matin. Écrire un billet sur ce cher Vieux deux brun je devrais, me dis-je. Cependant, mademoiselle l'inspiration fait la capricieuse et tarde à se présenter. Fort heureusement, l'ALÉNA nous permet d'obtenir les merveilleux produits qu'ont à nous offrir des méticuleux caféiculteurs des riches contrées de la Colombie.

Hugo et Baudelaire avaient tendance à titiller leurs génies créatifs à l'absinthe et l'opium. Pour ma part, peu désireux de sombrer dans une obscure folie, je m'en tiens à une ou deux tasses du café générique acheté par Mathieu lors de notre dernier périple chez Maxi.

Une fois ingurgité, ce nectar de lucidité se met instantanément au travail en faisant bouillonner les jus de la création. Un billet sur les astucieux chimpanzés? Sur la rousseur flagrante des jumeaux Sedin? Une par une, les idées géniales s'entassent dans mon crâne.

-- Je m'interromps. Je suis en train d'écouter la compétition de ski acrobatique et Jean-Luc Brassard est dorénavant le commentateur sportif le plus éreintant de tout le grand RDS. Son timbre de voix, ses rires forcés et ses onomatopées repoussent les limites du fifisme. Ta yeule Jean-Luc. Voilà. --

Cependant, malgré ses propriétés de stimulation intellectuelle, ce produit est à utiliser avec parcimonie. Tristement, Mathieu, franc consommateur de café, ne ressent presque plus ses effets bénéfiques. Même après son fix matinal de deux tasses, il demeure souvent tout aussi grognon qu'au réveil, ce qui me donne droit à des violentes envolées verbales non-justifiées. Grâce à lui, je connais maintenant le point de non-retour, ce qui me convainc de n'en consommer qu'en cas d'urgence.

Merci Mathieu de te sacrifier pour ma santé.

mardi 26 janvier 2010

Je suis un héros

Je fais ma part pour la terre

Aujourd'hui, j'ai sauvé une vie. Je crois que cette expérience a illuminé mon âme et m'a rendu un meilleur être humain.

Ce que j'ai fait? Je me suis acheté un café chez Moca Loca.

C'est quoi le rapport batince Vincent, es-tu viré su'l top? Non, sur le fût de café était indiqué " Café Péruvien femenino : café organico-biologique-équitable. Une partie de l'argent récolté par la vente de ce café va à un organisme s'assurant de la bonne qualité de vie des femmes au travail."

Donc voilà, si je n'avais pas acheté cedit café, une femme (nommons-la Encarnacion Maria Lopez-Guetemala) n'aurait pas eu une bonne qualité de vie au travail aujourd'hui. Ce faisant, elle serait revenue du travail de mauvaise humeur, aurait gâché le souper, ce qui aurait fait fâcher son mari (qui dernièrement remettait le concept du mariage en question). De là, leur mariage déjà fragilisé s'écroulerait petit à petit. Veillissant mal dans un tel environnement, leur fils Jesus-Carlos, deviendrait un jeune homme aigri par les tourments de la vie. Il entrerait "à reculons" au collège de médecine de sa municipalité suite à une pression énorme exercée par ses âpres parents. Bâclant ses études, il obtiendrait son doctorat en chirurgie par la peau des fesses et pratiquerait sa besogne d'une manière tout au plus acceptable.


Et puis un jour, Svenson Begerström, honnête père de famille de classe moyenne-élevée, visiterait le Pérou et se luxerait une épaule en randonnant dans une cordillère. Il se ferait opérer dans le cabinet du Dr. Jesus-Carlos. Ce dernier lui ferait une job de torchon et M. Begerström succomberait 2 mois plus tard à une embolie suite à un caillot s'étant développé suite à son opération. Tout l'Ouest du petit village islandais nommé Seydisfjordur serait en deuil...


Je n'avais pas envie d'être à la source de tant de souffrances. Voilà pourquoi j'ai acheté leur petit café hors de prix, servi dans un gobelet en styromousse non-recyclable et non-biodégradable. L'Ouest du village de Seydisfjordur peut dormir tranquille.


Une bonne tasse de déculpabilisation, ça fa du bien!