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jeudi 19 novembre 2015

Filer moyen

"Mon royaume pour une pho au boeuf!", m'écriais-je, samedi.

Mes amis, l'heure est grave.

Depuis quelques jours, mon corps fait tout son possible pour me rappeler qu'il n'est qu'un amas de chair, de fluides et d'os, pour qui la perfection de sa conception n'a d'égal que sa fragilité.

Je suis grippé.

"Arrête de te plaindre", me dira l'une, "Imagine ces pauvres gens qui sont terrassés par la fièvre Ebola", me dira un autre, "Ouache, t'as de la morve séchée sur le bord du nez, mouche-toi comme du monde, crisse", m'éructera un troisième. Certes, bien que ces phrases touchantes sont en fait des manières modernes de me souhaiter un prompt rétablissement, je crois sincèrement qu'il est de notre droit de citoyen du monde de chiâler un brin sur notre piteux état.

Ce que je fais. Abondamment. À juste titre parce que...

Si je fais l'étalage de mes déboires phlegmatiques, c'est avant tout à un groupe sélect d'élus qui me sont proches et que j'estime. Ces personnes devraient ainsi se sentir privilégiées que je leur raconte le trimard de mon dernier morvia, la complainte de mon mal-être ou le récit de mon après-midi de documentaires Netflix sur le cycle de reproduction des anémones. Déverser ainsi mon fiel glaireux, c'est dire aux gens que je leur fais assez confiance pour leur exposer ma vulnérabilité, sans filtre. Vincent, sans artifice, dans son plus simple appareil (immunitaire).

Mettre en lumière cet état de marde qui m'afflige, c'est donc, mes amis, de vous dire à quel point je vous aime.

Alors, de grâce, laissez-moi vous expliquer, encore une fois, comment les mouchoirs normaux m'irritent le dessour des narines au point de me faire saigner, tel Éric Lapointe un mercredi soir.

Car ceci est ma souffrance, livrée pour vous.



P.-S. Je vais déjà mieux, merci.


vendredi 26 novembre 2010

Le monde est injuste

Criss de chauve, encore en train d'accuser réception.


Moi, je suis ben content de ne pas être réception. Ça doit pas facile pour réception d'être constamment accusé. À sa place, je me laisserais plus faire. Y'a toujours ben des limites. Ça peut pas toujours être de sa faute, me semble. Mais ça l'air qu'on continue d'accuser réception.

Eh chocolat. Ces injustices...


jeudi 10 juin 2010

Vieux deux brun et la technologie



Le iPad, c'est inutile, mais 4 iPad affichant le site Vieux deux brun, c'est magique.

dimanche 28 février 2010

Journal d'une brosse à dents


Bonjour les copains!

Je m'appelle Bertine. Je suis la brosse à dents de Mathieu. Ou devrais-je dire: j'étais la brosse à dents de Mathieu.

Mathieu et moi avions une si belle relation. Un peu d'eau, un peu de dentifrice et hop! j'allais me balader sur ses dents. Jamais je n'avais vu si belle dentition! J'étais fière d'avoir à en faire l'entretien. Ah! les heures que nous avons passées ensemble, Mathieu et moi! Je n'arrive toujours pas à croire que ça se soit terminé comme ça.

Je vis Mathieu arriver dans la salle de bain. J'étais folle de joie à l'idée d'aller lui détartrer le fond de la yeule. Je le vis tendre le bras pour m'attraper. Toutefois, au lieu de tout simplement me prendre dans sa main, il décida de me faire faire quelques pirouettes dans les airs afin de me rattraper spectaculairement et de lui donner la sensation d'être un véritable ninja. Malheureusement, la manœuvre ne se passa pas comme Mathieu l'avait prévu. Il me manqua de peu, je bondis sur le comptoir de la salle de bain pour finalement amerrir dans le bol de toilette.

Bon ça suffit. C'tait pas vraiment ma brosse à dents qui écrivait, c'était moi. J'ai échappé ma brosse à dents dans le bol de toilette l'autre jour. Ouache! Je l'ai jetée! C'est tout! Babye!!!

p.s: j'écoutais l'épisode des mystérieuses cités d'or où ils comprennent comment le grand condor marche. c'était plutôt excitant!




vendredi 18 décembre 2009

Covoiturons

Lors de mon dernier retour de Québec


Demain je fais du covoiturage!!! Ouiouioui!!! Je me rends à Québec grâce à amigo express! C'est super avantageux le coivoiturage. C'est pas cher, c'est rapide et comme c'est gentil envers l'environnement! Le seul petit tout petit hic c'est que ça m'oblige à interagir avec des inconnus.

N'étant pas de nature très extravertie, je suis plutôt du genre à me crisser des écouteurs dans les conduits auditifs, regarder le paysage défiler, essayer de lire un livre, avoir mal au coeur après 5 minutes, restituer discrètement dans un cendrier et surtout ne pas échanger la moindre parole avec autrui.

Toutefois, je crois que c'est à cause de l'esprit du temps des fêtes qui m'envahit, demain j'ai envie de parler et d'être extrêmement sympathique. Je prendrai pas de chance et je vais m'arranger pour avoir de la discussion. C'est pourquoi je me prépare, dès ce soir, une liste de sujets ô combien interessants à aborder:

-Je vais débuter avec un compte rendu de la météo depuis le 7 derniers mois.
-Parler de température va m'amener à parler de grippe et bien sûr, de grippe AH1N1. On devrait pouvoir échanger 2 bonnes heures sur ça.
-J'ai l'intention ensuite de diriger la conversation vers le temps des fêtes. Je vais parler de l'enfer du magasinage, de la surconsommation et des bonnes vieilles valeurs perdues du temps des fêtes. L'article de Vincent sur le magasinage va m'être d'une grande utilité.
-J'espère pouvoir survoler le sujet de la nourriture du temps des fêtes aussi; tourtières, recettes de dinde et amuses-gueules en forme de sapin.
-Je vais jaser un peu du bye-bye, de comment que c'est moins bon qu'avant et de ce qu'ils font cette année à tivi pour le nouvel an.
-En tant que covoitureur, je vais louanger l'excellence de amigo express et l'importance de s'engager et faire sa part pour l'environnement. Ça c'est un incontournable.

Avec ça je devrais pouvoir faire le trajet. Je voudrais bien parler de hockey, mais comme le covoiturage c'est bon pour l'environnement, c'est plus une clientèle hippie qui voyage en covoiturage et généralement les hippies, ça aiment pas ça le hockey. Je vais devoir parler d'encens à place.