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jeudi 19 novembre 2015

Filer moyen

"Mon royaume pour une pho au boeuf!", m'écriais-je, samedi.

Mes amis, l'heure est grave.

Depuis quelques jours, mon corps fait tout son possible pour me rappeler qu'il n'est qu'un amas de chair, de fluides et d'os, pour qui la perfection de sa conception n'a d'égal que sa fragilité.

Je suis grippé.

"Arrête de te plaindre", me dira l'une, "Imagine ces pauvres gens qui sont terrassés par la fièvre Ebola", me dira un autre, "Ouache, t'as de la morve séchée sur le bord du nez, mouche-toi comme du monde, crisse", m'éructera un troisième. Certes, bien que ces phrases touchantes sont en fait des manières modernes de me souhaiter un prompt rétablissement, je crois sincèrement qu'il est de notre droit de citoyen du monde de chiâler un brin sur notre piteux état.

Ce que je fais. Abondamment. À juste titre parce que...

Si je fais l'étalage de mes déboires phlegmatiques, c'est avant tout à un groupe sélect d'élus qui me sont proches et que j'estime. Ces personnes devraient ainsi se sentir privilégiées que je leur raconte le trimard de mon dernier morvia, la complainte de mon mal-être ou le récit de mon après-midi de documentaires Netflix sur le cycle de reproduction des anémones. Déverser ainsi mon fiel glaireux, c'est dire aux gens que je leur fais assez confiance pour leur exposer ma vulnérabilité, sans filtre. Vincent, sans artifice, dans son plus simple appareil (immunitaire).

Mettre en lumière cet état de marde qui m'afflige, c'est donc, mes amis, de vous dire à quel point je vous aime.

Alors, de grâce, laissez-moi vous expliquer, encore une fois, comment les mouchoirs normaux m'irritent le dessour des narines au point de me faire saigner, tel Éric Lapointe un mercredi soir.

Car ceci est ma souffrance, livrée pour vous.



P.-S. Je vais déjà mieux, merci.


lundi 29 mars 2010

Vincent, conseiller à gogo



Conseil du jour : achetez des parts ou des terres en Grèce, ça ne va pas super bien pour eux par les temps qui courent. Je suggère une oliveraie, le Parthénon ou les forges divines d'Héphaïstos.

Profitez de ce tuyau, vous ne serez pas déçus!

vendredi 18 décembre 2009

Covoiturons

Lors de mon dernier retour de Québec


Demain je fais du covoiturage!!! Ouiouioui!!! Je me rends à Québec grâce à amigo express! C'est super avantageux le coivoiturage. C'est pas cher, c'est rapide et comme c'est gentil envers l'environnement! Le seul petit tout petit hic c'est que ça m'oblige à interagir avec des inconnus.

N'étant pas de nature très extravertie, je suis plutôt du genre à me crisser des écouteurs dans les conduits auditifs, regarder le paysage défiler, essayer de lire un livre, avoir mal au coeur après 5 minutes, restituer discrètement dans un cendrier et surtout ne pas échanger la moindre parole avec autrui.

Toutefois, je crois que c'est à cause de l'esprit du temps des fêtes qui m'envahit, demain j'ai envie de parler et d'être extrêmement sympathique. Je prendrai pas de chance et je vais m'arranger pour avoir de la discussion. C'est pourquoi je me prépare, dès ce soir, une liste de sujets ô combien interessants à aborder:

-Je vais débuter avec un compte rendu de la météo depuis le 7 derniers mois.
-Parler de température va m'amener à parler de grippe et bien sûr, de grippe AH1N1. On devrait pouvoir échanger 2 bonnes heures sur ça.
-J'ai l'intention ensuite de diriger la conversation vers le temps des fêtes. Je vais parler de l'enfer du magasinage, de la surconsommation et des bonnes vieilles valeurs perdues du temps des fêtes. L'article de Vincent sur le magasinage va m'être d'une grande utilité.
-J'espère pouvoir survoler le sujet de la nourriture du temps des fêtes aussi; tourtières, recettes de dinde et amuses-gueules en forme de sapin.
-Je vais jaser un peu du bye-bye, de comment que c'est moins bon qu'avant et de ce qu'ils font cette année à tivi pour le nouvel an.
-En tant que covoitureur, je vais louanger l'excellence de amigo express et l'importance de s'engager et faire sa part pour l'environnement. Ça c'est un incontournable.

Avec ça je devrais pouvoir faire le trajet. Je voudrais bien parler de hockey, mais comme le covoiturage c'est bon pour l'environnement, c'est plus une clientèle hippie qui voyage en covoiturage et généralement les hippies, ça aiment pas ça le hockey. Je vais devoir parler d'encens à place.

samedi 28 novembre 2009

Cette maison de mon quartier

En tant que jeunes hommes en pleine possession de nos moyens, nous nous exerçons en courant le long des réseaux de pistes cyclables que nous offre la belle ville de Gatineau. Celle que nous empruntons le plus souvent longe notre luxuriant quartier et nous offre une vue imprenable sur toutes ses splendeurs.

Un jour, Mathieu me fit remarquer ce bâtiment qui, en toute apparence, a été l'œuvre d'un architecte aveugle.


Vue de devant, ouache.



Vue de biais, WTF?


S'agissait-il du bloc appartement le plus mal construit et le moins fenestré de l'histoire du quartier Wrightville? Ou alors était-ce l'oeuvre d'un être malfaisant, aux goûts humoristiques douteux? Face à tant de questions, nous n'eurent le choix que d'enquêter. (on s'en vient bon dans les enquêtes)

En cherchant dans les archives du quartier à la bibliothèque de la rue Berri, nous avons découvert un chapitre tout à fait fascinant : une certaine Ligue illégale de Hockey Cosom (hockey-balle, pour les inculturés).

En 1937, Toussaint Rheault, grand amateur du club de hockey "le Canadien" et de balles en plastique orange, fit l'achat d'une terre en sol Hullois et construit ce petit aréna urbain qui servirait à organiser des joutes de hockey cosom avec les gens de la paroisse.

Rapidement, les match grandirent en popularité et le bâtiment se retrouva le centre d'attention du quartier. Tous les jours, un grand nombre de matantes s'y rendaient afin d'y vendre leurs tourtières et leurs confitures à la petite armée d'amateurs et de joueurs.

Cependant, tout chavira en 1974, lorsque les Rock Machines flairèrent la bonne affaire. Lentement mais surement, ils prirent subtilement la place des sympathiques matantes et remplacèrent leurs tourtières par de la drogue et des mitraillettes de contrebande. Dans le temps de le dire, le rêve de Toussaint s'était transformé en cauchemar.

Le bâtiment est demeuré vide depuis la descente de police en 1982 où 4 honnêtes paroissiens trouvèrent la mort.

Les archives de la bibliothèques sont une vraie mine d'or, qu'on se tienne pour dit.

lundi 9 novembre 2009

Mosus.

J'étais en train de regarder Clint Eastwood avec admiration aujourd'hui. Quel regard. Quelle force. J'étais pratiquement en transe quand tout d'un coup, on cogne à la porte. Qui ose me déranger dans un de mes moments intimes avec Clint!?!?!

J'ouvre la porte en écumant de rage. Ah ben ciboulot! Si c'est pas Dan le propriétaire!!!

-Ah ben tabarnak salut Dan osti!
-Change de ton quand tu parles à ton propriétaire.
-Oui monsieur Dan. Quel bon vent vous amène, votre seigneurie?
-Le jeune, j'ai d'quoi pou toé. Viens aek moé m'a te montrer ça. Prend la chaudière que y'a là, tu vas en awoér de besoin

Chemin faisant, Dan m'explique:

-Les osti d'robinets c'est d'la marde. J'ai décidé de changer ça. C'est moins cher pis c'est moins d'trouble...pour moé en tout cas HAHAHA!

Je savais pas trop quel plan maléfique Dan avait en tête. Soudain:



-Kin. Tu mets ta chaudière là. Tu pompes. That's it. Oublie le robinet, j'ai toute déconnecté ça. C't'icite tu viens chercher ton eau astheure. Ça fa forcer un peu, mais ça t'fras pas d'tort, tu t'en vnais baquet pas mal. Tu l'diras à ton sans-dessein d'fefi d'coloc.

Faque c'est ça. Vincent si tu veux nettoyer ta chambre faut que t'ailles pomper ton eau. Ah! aussi Dan a considérablement augmenté le loyer. Y'a dit que les avancées technologiques c'tait pas gratuit.

samedi 7 novembre 2009

Une chambre souillée.



Vincent?

Vincent?!

My god. Est-ce que quelqu'un a vu Vincent? Ça fait 2 jours que je l'ai pas vu. C'est vraiment étrange. Peut-être que je devrais pas m'en plaindre parce que j'trouve que y'était pas mal souvent chez nous dernièrement...j'pouvais pas savoir, quand on a signé le bail, que ça impliquait qu'on s'voit autant. En tout cas je me demande vraiment c'qui lui est arrivé...

Si vous le voyez, vous lui direz que j'ai été malade dans sa chambre. woupelaïe!

Babye