jeudi 8 avril 2010
Rev, parce que je suis unique
Vous êtes une jeune personne branchée qui n'a pas peur d'exprimer son individualité par le biais de vêtements colorés et de boissons alcoolisées bleu-néon? Ne cherchez pas plus loin, le Rev est pour vous.
Intelligemment distribué par Bacardi Canada, le Rev est conçu pour répondre aux besoins des gens ne vivant que pour la musique rythmée et les sensations fortes. Les concepteurs ont tout de suite compris que les jeunes personnes modernes commençaient à délaisser les rhum and coke pour des raisons de " c'est trop fif " ou alors " c'est pas assez extrême ". Ces chignements ne sont pas tombés dans les oreilles d'un département de marketing sourd, puisque subito presto, on se mit à offrir cette nouvelle boisson, davantage à l'image de sa jeune clientèle : extrême et de couleur néon.
Richement infusé au guarana, au panax-ginseng et au parfum Tapout, la consommation du Rev vous assure que vous ne manquerez pas d'énergie lorsque vous devrez sacrer une volée au fif qui danse trop près et dont le fessier frotte votre cuisse un peu trop souvent à votre goût.
Pas assez extrême à votre goût? Impressionnez vos amis (et tous les gens au bar) en optant pour le Rev-Bomb. "Droppez" un shooter de Jägermeister dans un verre contenant une demi-bouteille de Rev bleu et ingurgitez le tout en affichant un visage montrant que vous buvez quelque chose de mâle. Réactions garanties!
Bref...
Tu te sais unique? Rev ta vie!
mardi 30 mars 2010
Le Japon, l'éternel avant-gardiste
La culture populaire japonaise ne cesse de m'étonner. Après avoir vu la vidéo que mon pote Jérôme (merci Jérôme) m'a si gracieusement fait parvenir, je me suis rendu compte que ces gens-là ont une avance considérable dans le monde de la publicité.
La publicité doit faire réfléchir, provoquer, choquer même. Eh bien voilà que ces sympathiques nippons ont souhaité créer comme effet en créant une publicité où un inquiétant chien aux allures humanoïdes tente de courtiser un petit gars triste, pour finalement lui vendre des chips Calbee.
Laissez-moi vous dire que j'ai rarement été aussi terrorisé de ma vie.
C'est bon signe j'imagine. Quel meilleur moyen de faire valoir un bien comestible que de scarifier les rétines des téléspectateurs au fer rouge avec des images de colley géant qui tient une oreille humaine dans sa patte gauche.
On pense que les annonces de la CSST sont choquantes, mais il n'en est rien. Oui, le gars se fait arracher le bras, oui le gars se fait écraser le crâne et patati-patata. C'est beaucoup trop Hollywood tout ça! Non non non non, si vous voulez marquer les gens, il faut créer des publicités incompréhensibles (les animaux anthropomorphes aident), qui comme la philosophie, poussent les gens à penser plus loin, à sortir du moule.
Comment croyez-vous que le pays du soleil levant soit devenu aujourd'hui le pays prospère et technophile (ils ont reçu 2 bombes nucléaires, bout d'viarge!). Eh bin, c'est en poussant le peuple à réfléchir face à ce qui l'entoure, comme des publicités terrorisantes.
Cogitez là-dessus en essayant de comprendre pourquoi le chien à une tête de princesse à la dixième seconde de la pub.
mercredi 10 mars 2010
Fléau
Les symptômes de la la maladie sont des plus inquiétants: les personnes atteintes souffrent d'une légère fièvre accompagnée de maux de gorge, de nez bouchés et d'une toux menant souvent à l'expectoration de matière très compacte.
Médecins et scientifiques de partout dans le monde se sont unis pour trouver un remède à cette maladie qui menace l'humanité. Les recherches progressent rapidement et un premier traitement a été élaboré. Il s'agit tout simplement d'un régime à base de soupe Lipton poulet et nouille, de jus de pamplemousse et de Vicks aux cerises.
L'espoir renaît pour les résidents du 38 Dufferin après des heures sombres et inquiétantes.
Babye!!!
mardi 9 février 2010
Le trimard de Joe-Bacon Les-Gros-Bras
En cette époque de modernité, où tout le travail est effectué par des machines, on est loin d’avoir les hommes qu’on avait dans notre beau Québec. Je vous parle d’un temps où il fallait être le plus dur des durs, l’amanché des amanchés, le rapailleux des rapailleux, bref, un homme et un vrai…
Voilà exactement ce que Joe-Bacon Les-Gros-Bras était, un homme au torse velu. Haut comme trois conifères et solide comme la rocaille du fond du Lac-Saint-Jean, il n’avait peur de personne, même pas du plus noir de tous les ours du Grand Nord. Malheureusement, Joe-Bacon n’était, comment dire, point le plus brillant des fanaux. Aussi sagace que le lichen, il avait passé le plus fort de sa vie à clopiner de village en village, toujours à la recherche d’un moyen d’accumuler les piastres. Le pauvre, n’étant point trop apte aux travaux manuels de finition et de détail, il se fit, à grand nombre de reprises, claquer la porte au nez.
Cependant, si on tendait à se moquer à brillance, on avait, bien au contraire, tendance à envier sa redoutable force. On disait que ses parents avaient signé un accord avec Belzébuth pour qu’il fasse de leur fils l’homme le plus redoutable du bout de la Gaspésie jusqu’à la Baie James ; ceci en échange de leur éternelle âme, bien sûr. La bête s’était empressée se soumettre à leurs vœux, mais n’ayant guère parlé d’intelligence, il leur fit un fils qui posséderait autant d’astuce qu’un bouleau blanc. Par contre, bien qu’il lui ait embrouillé les méninges, le malin n’était jamais parvenu à noircir l’âme de l’enfant, son cœur était resté d’or massif.
Les années passèrent et Joe-Bacon sillonnait toujours les contrées broussailleuses du Québec…
Par un rigoureux mois de février, Joe-Bacon Les-Gros-Bras avait trouvé besogne dans une cour à bois du sud de l’Outaouais. Là, il passait ses journées et ses semaines à fendre du gros chêne, un travail tout indiqué pour gaillard d’une telle carrure. Le soir venu, il épaulait sa grosse hache pour aller rejoindre les autres fendeux de bois à la taverne du village. On disait que quand ce gars-là avait un verre dans le nez, il ne se gênait pas pour faire illustration de ses prouesses physiques ; que ce soit en souquant à la corde contre du bétail ou en fracassant les margoulettes de dizaines de malheureux à la fois, il savait comment faire parler de lui.
Cependant, en cette sombre soirée, mère Nature avait d’autres plans pour notre Joe-Bacon…
L’heure de la fermeture des brasseries approchait et, ayant célébré le jour de paie durant toute la veillée avec les bûcherons et les draveurs du coin, notre grand Joe-Bacon était rond comme une balle. C’est alors que Polinaire Gadbois, l’apprenti-veilleur de nuit à la drave, fit irruption dans la taverne, blanc comme un drap, en s’écriant :
« On est en train de perdre les pitounes à cause du courant de la rivière! Y’en aurais-tu un draveur assez capable pour venir r’médier à ça? »
À cette époque, un voyage de bois perdu signifiait une année complète de salaire de perdue pour ces derniers.
Toujours prêt à rendre service et voyant que lesdits draveurs s’étaient paquetés à s’en rendre incapable d’accomplir un tel ouvrage, Joe-Bacon Les-Gros-Bras s’empressa d’offrir sont aide au jeune Polinaire. « Ceci serait un bon moyen de faire démonstration de mes prouesses », se dit-il.
Une fois sur les lieux, notre homme fort éméché, put constater à quel point le courant avait fait dériver une grande partie des rondins. Voulant à tout prix faire bonne figure, le géant au cœur d’or empoigna sa drave et sauta sur le premier billot et se mit à la tâche. Déjà qu’il n’était pas très habile, l’ivresse rendait son travail encore plus ardu. Par contre, aussi à l’aise qu’un moineau sur une clôture de barbelés, il arrivait tant bien que mal à rassembler le tout en un vaste troupeau de troncs flottants.
Debout sur le tout dernier billot, Joe-Bacon, qui voulut clouer le cercueil des rumeurs des dires concernant son inaptitude, tenta d’impressionner les spectateurs qui s’étaient massés en effectuant une pirouette arrière ; une manœuvre réservée aux plus habiles draveurs, ce que le chaud Joe n’était pas.
Il prit son élan, perdit pied et dans le temps de le dire, disparut sous les énormes pitounes. L’affolement des témoins finit par se taire lorsqu’ils se rendirent à l’évidence qu’il n’y avait plus rien à faire.
Encore aujourd’hui, dans le coin de la Vallée de la Gatineau, on entend les plus connaissants des résidents parler de Joe-Bacon Les-Gros-Bras, l’armoire à glace pas trop habile, mais qui brillait de son bon cœur et de sa force phénoménale.
mardi 12 janvier 2010
Critique littéraire
Tout d'abord, laissez-moi mettre quelque chose au clair, je ne suis pas un très fervent lecteur, les ingrédients de mon shampoing (quel mot bizarre à écrire) suffisent généralement à étancher ma soif de littérature. Cependant, l'expérience de la vie et mon diplôme d'études collégiales me confèrent un sens critique et une impartialité hors du commun qui ne demandent qu'à être mis à profit.
Voilà pourquoi j'en suis venu à la conclusion que la lecture de la bande dessinée Les 4 as et la ruée vers l'or, serait une œuvre toute indiquée... Grave erreur.
À première vue, la première de couverture présente une panoplie d'éléments susceptibles d'interpeller l'imaginaire du lecteur. On s'imagine déjà les péripéties rocambolesques auxquelles nos aventuriers auront à faire face. Le far-west, les méchants jumeaux joueurs de tours, tout semble y être.
Cependant, dès la lecture des premières pages, le lecteur retombe sur terre (brutalement). Sans vouloir être langue sale, dès la page 5, les personnages principaux commençaient à me taper sur le bolo. Lastic est un insatiable et fatiguant entreprenant, Doct est un fefi-intello trop rationnel, Bouffi est un gros plein de soupe borderline-déficient, Dina est une "bitch" folle qui s'aime un peu trop et Oscar, leur cabot défaitiste est un oiseau de malheur qui se contente d'assaisonner les cases de ses commentaires baveux. C'est mal parti...
Moi qui m'attendait à suivre la troupe à travers un scénario s'apparentant davantage à un Lucky Luke, je me fis péter ma bulle assez tôt. Tout l'histoire gravite autour du fait que ces belges naïfs souhaitent bâtir un parc d'attraction à la thématique far-westienne afin de redorer le blason de leur ville, qui subit les soubresauts d'un crash boursier et d'une saison touristique moins que minable.
Toute bande dessinée de ce type nécessite un ou des antagonistes, mais dans le cas nous intéressant, on est passé "à côté de la track" et pas à peu près. Le principal méchant n'est qu'un commerçant local souhaitant obtenir une part des profits engendrés par le parc d'attractions. D'après moi, Vincent Lacroix est pas mal plus épeurant. De plus, cet ouvrage fait naître les équivalents vilains des 4 as, qui ne se contentent que de mettre des bâtons (voir, des brindilles) dans les roues de nos héros. Leur apport aux péripéties est minime et je comprends tout à fait l'auteur de ne pas les avoir fait réapparaître dans les autres volumes.
La trame est mince, les interlocutions sont souvent vaines et décousues, les anachronismes sont innombrables et le dénouement est hyper-prévisible et ennuyeux. Une lecture à déconseiller.
Note : 1,72 / 5
Puissant navet
À lire si vous aimez : Porter des bottes Kodiak et sentir mauvais dans l'autobus
Lisez plutôt : Astérix et le combat des chefs ou le mode d'emploi d'un pain de savon de marque Irish Spring
samedi 31 octobre 2009
les arbitres sont nonos tight.
Pardon? bonne nouvelle? Oui oui! Moi, Mathieu, je vous annonce une bonne nouvelle! C'est assez étonnant vu que, dernièrement, j'avais des airs d'oiseau de malheur avec mes histoires de problèmes de drogue, de volcans destructeurs et de troubles de connexion au blog.
Yo man, c'est quoi ta bonne nouvelle gros?
En marchant dans le quartier tantôt j'ai découvert que le Mal n'existait plus.
Pas pire nouvelle hein!
Vous avez des doutes? Voici la preuve:
Astifi, le Mal est mort!
Né dans la ville de Bristol en Angleterre le 4 Juin 1900 (parce que c'est bien 1900 et non 1700 qui est inscrit sur la pierre tombale), le Mal (ou Evil de son vrai nom) vit une jeunesse paisible. Il chante dans la chorale de sa paroisse, il est fin dompteur de petits animaux (7 souris, 4 chats, 1 chien, 12 paresseux et 827 centipèdes) et toutes les fillettes le trouvent absolument mignon. Toutefois alors que le Mal est âgé de 10 ans, son père, Wilfrid McGalarager, fait faillite, sombre dans l'alcoolisme et devient violent. Victime de la violence de son père, le Mal subit un grave traumatisme crânien. Après un long séjour à l'hôpital, le Mal a changé. Il est devenu le Mal que l'on connait.
Quelques dates importantes dans la vie du Mal:
- 14 avril 1912: premier grand méfait du Mal, il coule le Titanic.
-4 août 1914: la première guerre mondiale.
-3 septembre 1939: seconde guerre mondiale.
-15 septembre 1960: Rocket Richard prend sa retraite.
-22 novembre 1963: Kennedy se fait shot.
-blablabla c'est long penser à des choses horribles qui sont arrivées sur terre
-22 mars 1988: Vincent naie. fuck you Mal.
-1993: naissance de Daft Punk
-4 janvier 1998: dernier acte de terrorisme du Mal: la crise du verglas
-6 avril 1998: mort du Mal
Voilà!