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jeudi 4 février 2010

Trois p'tits chats,


Salut la gang de capotés!! (woh! Word a automatiquement enlevé l’accent aiguë du e de capoté (je l’ai remis). Ça veut dire que vous êtes des capotes hahaha gnagnagna!!! Hihihi z’êtes des vieux condoms!!! Hahaha tralalère!!! C’est pas moi qui le dis, c’est Word ha-ha ha-ha)

Moi, le recyclage, c’est quelque chose qui me tient à cœur. Pour moi, tout se recycle. Des vieux spaghettis? Au recyclage! Un vieux mouchoir? Au recyclage! Un boute de colle séchée qui refermait la boîte de céréale? AU RECYCLAGE. C’est pas compliqué, tout se retrouve au recyclage. Avec tous les règlements de recyclage qu’on doit respecter : pas de sac de plastique, pas de bouchon de bouteille, pas de vieille boîte de pizza souillée, etc, moi je me dis : « de la marde », je leur envoie tout, pi ils choisiront ce qu’ils veulent pis ce qu’ils veulent pas.

En tout cas, l’autre jour, je vois Vincent mettre sa vieille soie dentaire dans la poubelle.

-Ben woyons donc toé chose! Qu’est-ce tu penses que tu viens de faire là? lui lancai-je

-Je jette ma soie dentaire c’t’affaire. J’avais d’la grenaille de mon pain tranché "178 grains et seigle" de pogné dans les dents. Tu peux être sûr que j’achète pu c’te cochonnerie-là. répondit-il

-Excellente décision pour le pain. Mais ta soie dentaire, tu me mets ça au recyclage, mon chum. rétorquai-je d’un ton menaçant.

-T’es tu con? Personne recycle de la soie dentaire. De la soie dentaire torieu! réfuta-t-il.

Devant tant d’inconscience sociale et environnementale, j’ai explosé. Je n’ai pas trouvé de geste ou de parole pour exprimer les émotions déchirantes que je vivais. J’ai quitté les lieux, sans mot dire. Ça fait 3 jours que je n’habite plus au 38 Dufferin. Ça fait 3 jours que, quand je fais la fermeture à la blibli je dis à mon collègue : « Ah tu peux y aller, faut que je fasse 2-3 p’tites choses avant de partir, je vais mettre le système d’alarme, t’inquiètes .» et que finalement je passe la nuit là. Jamais je ne retournerai au 38 Dufferin. Jamais plus je ne parlerai à un tel être ignoble et sans âme.

Bon je vais aller passer des Tintins dans la déchiqueteuse pour me faire un matelas. Je vais encore me réveiller tout plein de "papercut".

Bye les capotes (hahaha j’en reviens toujours pas batèche!)

vendredi 8 janvier 2010

Le gros paresseux!



Bonjour!!



Juste un p'tit mot pour vous dire y'a une grosse tache de café sur le tapis à la bibliothèque. Oui je sais, c'est tout à fait désolant.



Bon pendant que je vous ai, je vais vous faire une annonce: j'ai sommeil. Une fois de plus ouiouioui.



Tant qu'à y être, je vais être honnête avec vous. J'ai échappé un livre tout à l'heure.



Finalement, j'y vais d'un aveu choc: j'ai trouvé un endroit où je vais pouvoir recharger ma carte d'autobus.



Une esti d'bonne journée à vous tous!!!

xoxox!!!

lundi 23 novembre 2009

La première étoile, tonight's first star



Je profite de ce flux inspiratoire que m'offre la caféïne matinale pour vous présenter, en quelques lignes, un homme comme on n'en fait plus de nos jours. Un homme taillé dans roc...

Comme j'ai pu le mentionner précédemment, à travailler dans un café-bar, il n'est pas rare de rencontrer des personnages plus que colorés. Par contre, disons que les dimanches soir, c'est plutôt rare. Mais depuis quelques semaines, un glorieux cavalier est venu remédier à cette situation.

- Afin de préserver l'anonymat de ce monsieur, je vais devoir inverser son prénom. Nous le nommerons donc "cuL". -

Pour vous mettre en contexte, cuL est un gros saoûlon, un véritable gars de taverne capable d'installer une atmosphère de malaise partout ou il va. Bref, un bon jack!!

Comme je disais, depuis 2 ou 3 dimanches, cuL vient pimenter nos soirées avec ses anecdotes croustillantes et ses t-shirt jaunis où l'on peut y lire les "10 raisons pourquoi la bière est meilleure qu'une femme". Hier, dimanche le 22 novembre, cuL s'est dépassé... En fait, je crois pertinemment qu'il visait à établir un nouveau record....

Il fit son entrée vers les 22h30 de façon à ce qu'on remarque sa présence. " Heille Scott, donne moé une bodde-waille-zeur pis mets ça su' mon bill, à souère j'ai soif en simonac!". Puis, il se mit au travail en nous contant quelques-unes de ses meilleures blagues porno et en chialant contre les terroristes. Déjà, on pouvait voir que notre cuL était en grande forme.

Vers les 00h30, après avoir englouti ses 6 bières, cuL commandait sa deuxième ronde de 12 shooters de B-52. Dans un élan de générosité, il nous en offrit 2 à Scott et à moi, que l'on dut accepter seulement pour éviter que notre cuL national ne tombe dans un profond coma éthylique.

Inutile de dire qu'il commençait à être pas mal chaud et que ses commentaires valsaient entre le déplacé et le carrément inacceptable. Par exemple, vers 1h du matin, d'un ton confiant et brumeux, il lança " La prochaine fille qui passe la porte, je la fourre!". Déclaration qui eut tôt fait de plonger une bonne parti du 4 jeudis dans un profond silence de malaise. Je crois par contre que cette phrase devrait se retrouver dans les annales dans la rubrique "meilleures citations de 2009", mais c'est seulement mon opinion.

Inévitablement, plus les minutes passaient, plus cuL devenait incohérent... rien de plus normal, c'est dimanche!

Il a été pas mal silencieux durant la dernière heure, jusqu'à ce que, 10 minutes avant la fermeture, il se mit à tousser d'une toux grasse de fumeur enraciné qui poussa les clients qui restaient à afficher une moue de profond dégoût. Sacré cuL!

En tentant de quitter le bar, il s'écroula deux fois dans la salle bains puis déboula les 3 escaliers à l'entrée.

cuL, un grand parmi les grands. Nous te levons notre chapeau et on te dit : "À dimanche prochain!"

mardi 27 octobre 2009

Les accommodements raisonnables vus par un itinérant

Figure 1 - Bertrand D'Antargneux, tentant de m'expliquer les rudiments de la vie en société

Tout à l'heure, je déambulais gaiement le long du boulevard Alexandre-Taché, quand tout à coup, je fus heurté par une terrible constatation : le débat sur les accommodements raisonnables n'est toujours pas clos!!! Je fis donc comme tout homme digne de ce nom ferait : je fondis en larmes et pris la position fœtale, rendant la circulation sur le boulevard impossible et cela pour un bon 2 h.

Lorsque je repris conscience, je sentis une vive soif de réponses naître en moi ; il me fallait savoir l'élément qui permettrait de clore ce fastidieux débat.

Je me rendis donc au Pôle mondial de l'immigration, là où de nombreuses frictions inter-groupe-ethniques avaient certainement pris place : le Vieux-Hull. Sur place, je fis la rencontre du second élément de mon enquête, Bertrand D'Antargneux, un sympathique robineux, immigrant français, déserteur de la première guerre mondiale, alcoolique, complété d'visage ravagé par l'expérience de vie. Il me semblait être le candidat parfait pour répondre à mes questions...

Après l'avoir rué de coups de pied plus ou moins délicats, je réussis à le réveiller de son "sommeil" réparateur. Je lui offris un demi sandwich aux cretons et mon restant de Powerade avalanche de baies en échange d'une beurrée de sagesse, il accepta.

- "Mon jeune", éructa-t-il, "j'en ai vu des gens dans ma vie moé". Un long silence suivit, Bertrand semblait scruter le néant....
Je ne sais pas si c'est son regard vitreux ou bien ce mince filet d'écume perlant au coin de sa bouche qui me fit redouter notre interlocution, mais Bernard repris de plus belle.

- "T'es qui toé? Veux-tu du pot? je connais des gens qui en ont, c'est d'la bombe qui m'disent"
- "Non monsieur, je souhaiterais connaitre votre point vue sur le grand débat qui déchire le Québec depuis quelque temps... Quelle est votre position sur les accomodements raisonnables?"

Bertrand fixa mon âme de façon déconcertante pendant deux bonnes minutes avant de me gerber une réponse dans un français quasi-compréhensible.

- "Moé j'aime bin le monde, y peuvent bin v'nir d'ousse qui veulent, tant qu'y ont des trente cennes pour moé HAHAHA!". Il remonta ses joggings et poursuivit. "Les immigrants, faut les accepter comme qui sont, y m'acceptent bin moé, faque tsé..."

- "C'est une bien belle manière de voir les choses ça M. D'Antargneux, donc vous croyez vraiment que nous devrions accepter tous les gens, peu importe leurs différences?"

-"C'est bin évident, tout le monde à part les crisses d'Européens, c'est pas du bon monde ça, qui restent cheu z'eux!"

C'est à ce moment que je me rendis compte que l'abus de Listerine et de gros gin frelaté avait probablement fait perdre la raison à ce sympathique vieillard, qui semblait oublier qu'il était lui-même un immigrant illégal européen.
Justement, au même moment, Bertrand achevait de vider une bouteille entière de désodorisant Axe dans le restant de Powerade que je lui avais donné en chantant la Marseillaise, tout en marchant difficilement vers le Uniprix de la place du centre.

Décidément, ma quête de réponses devra se continuer ailleurs. En attendant, je vais aller enrichir mon vocabulaire en me tapant un marathon de "L'antichambre".

Paix

lundi 14 avril 2008

Quand Tag radio s'en mêle


Y'a des comiques de notre splendide région de l'Outaouais qui se sont amusés à créer un petit hymne rap/pop pour la Sainte Flanelle. Rire ou pleurer? Jugez par vous-même.