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lundi 18 janvier 2010

Scandale, abomination et remords

Un remarquable oublié...Ça a tu du bon sens? Non.


Bon, nous voici en ce matin du 18e jour que notre bon seigneur a créé pour le mois de janvier. Tous les éléments m'assurant un début de journée normal semblent être présents, du moins c'est ce que j'espérais. Tout au fond de mon être, je ressens un terrible vide, le néant de mon existence. Je viens même à m'en demander vers quel genre d'avenir sombre la race humaine semble se diriger... Bref, ça va mal à shoppe.

Mais pourquoi tant de noirceur dans ton âme Vincent?
Passque voici :

Hier, un éminent homme fut oublié et pas n'importe quel personnage exceptionnel, un homme saint (au sens littéraire). Vraiment, à quoi bon vivre si c'est pour oublier ces gens qui ont marqué les écrits sacrés avec leurs actes d'infinie bonté et de sagesse. Hier, la mémoire de Saint-Antoine le Grand, dit Antoine d'Égypte, dit Antoine l'Ermite, fut trainée dans la boue, violée et lapidée sur la place publique.

Comment, en ce début de décennie, peut-on oublier la noble vie du fondateur de l'érémitisme chrétien. Notre héros dut vivre en ermite à Pispir, en plein désert, dans un Fortin romain abandonné sur la route de la mer Rouge, imitant les nombreux anachorètes, qui vivaient dans la pauvreté et la chasteté aux alentours des bourgs. Là, à la manière du Christ, il subit les tentations du Diable et du combattre de nombreux démons. Après ça, il y a des gens qui se plaignent parce que la caissière est trop lente à l'épicerie ou parce que leur colocataire dégage des odeurs rappelant les effluves d'une porcherie industrielle.

Il est plus que primordial de consacrer une période de chaque journée afin d'honorer la mémoire de nos saints martyrs qui ont du se battre contre les armées de Belzébuth pour que nous puissions vivre nos vies sans avoir à nous soucier d'attaques de démons.

Aujourd'hui (hier le 17 janvier), Saint-Antoine le Grand, nous te remercions.

vendredi 8 janvier 2010

Le gros paresseux!



Bonjour!!



Juste un p'tit mot pour vous dire y'a une grosse tache de café sur le tapis à la bibliothèque. Oui je sais, c'est tout à fait désolant.



Bon pendant que je vous ai, je vais vous faire une annonce: j'ai sommeil. Une fois de plus ouiouioui.



Tant qu'à y être, je vais être honnête avec vous. J'ai échappé un livre tout à l'heure.



Finalement, j'y vais d'un aveu choc: j'ai trouvé un endroit où je vais pouvoir recharger ma carte d'autobus.



Une esti d'bonne journée à vous tous!!!

xoxox!!!

samedi 28 novembre 2009

Vincent, un monstre fou.

Batèche de torieu!!! Mais qu'est-ce qui lui prend à Vincent de vouloir salir mon image ainsi!?!? D'accord, je ne suis pas un saint, d'accord on pourrait dire que je suis un dangereux psychopathe, mais là y'a un boute à toute. Vincent non plus c'est pas un ange, ohlala non. Je pourrais vous en conter des affaires sur Vincent, oh mon dieu que je pourrais vous en conter! Ah pis de la shnoute hein! Je me gênerai pas.

L'autre jour, Vincent se fait un cuire une pizza (preuve que c'est déjà un pas pire maniaque). Ayant récemment adhéré au bouddhisme ( j'ai un rendez-vous la semaine prochaine dans une clinique pour me faire brider les yeux), et une des principales idéologie du bouddhisme étant d'aider son prochain dans les tâches culinaires, j'offris mon aide à Vincent pour trancher sa pizza. "Je vais t'aider Vincent, mon grand ami coloc et prochain en besoin d'aide dans ses tâches culinaires" que je scandai.

Alors que je tendais la main pour prendre un couteau, Vincent fut plus rapide, il prit le couteau et SHLAAAAAAAAACK, me trancha sauvagement la main.


Dégâts causés par la folie de Vincent


Pendant que je regardais, une fois de plus, mon sang se vider de mon corps, Vincent riait à gorge déployée. Jamais je ne l'avais vu pris d'une telle folie. Quelle bête immorale mon ami était-il devenue?

Si c'était pas du fait que je serais pogné à payer le loyer tout seul pour le restant du bail, j'appellerais la police et Vincent se ferait torturer en prison. Sti d'malade. La prochaine fois que vous voyez Vincent, restez sur vos gardes. C'est un être instable et surtout imprévisible.

J'suis choqué. Bye.

lundi 16 novembre 2009

L'homme contre la nature

Ils n'ont vraiment rien compris


Y faisait pas mal beau pour un 16 novembre. J'ai donc décidé d'enfiler mes Adidas "pas propres" pour aller marcher dans le bois, chose que je ne fais que trop rarement.

"Mon doux que c'est joli" fut bien sûr ma première impression. Les arbres dénudés et la température frisquette se mariaient parfaitement avec l'album de Bernard Adamus qui jouait dans mes oreilles. Puis, je me mis à faire quelque chose que je ne fais, aussi, pas trop souvent, réfléchir...

Cette nature est en fait le berceau d'une multitude d'espèces animales, aussi glorieuses que variées... Par contre cette forêt héberge également le nouvel ennemi #1 du 38 Dufferin appartement 5 : les ostis de raton-laveurs.

...Permettez-moi cette délicate envolée...

Je suis tout à fait pro-animaux, pro-nature, pro-avortement, probiotique, etc. MAIS, si il existe un espèce animale dont il me ferait plaisir de disposer dernièrement, c'est bien ces damnés petits criminels masqués.

Tout le monde a sa propre histoire d'altercations avec ces bestioles, voici la nôtre: Depuis quelques semaines (voir mois), un couple de raton-laveurs a cru bon transformer l'espace à poubelles situés sous l'escalier pour monter chez nous, en un véritable buffet Du Barry.

Un peu à l'image des gens fréquentant souvent ce buffet, ces animaux de satan dévorent de tout sans trop se préoccuper des dégâts qu'ils causent.

De plus, ces brillantes bêtes ont maintenant l'habitude de venir dévorer leur festin putride sur notre palier. Ils contribuent ainsi à donner à notre entrée cette sympathique allure de "dompe", très courue par les amateurs de feng-shui.

Grâce au ciel, Dan, notre sympathique (et omniprésent) propriétaire nous a offert une piste de solution. Voici un bref résumé de la conversation d'homme à homme que Mathieu a eu avec lui.

Mathieu : "Là mon Dan, ça a pu d'allure, va falloir faire dequoi, encore à matin y'avait des restants de bagels rassis sur notre perron."

Dan : "Ouin, j'ai bin vu ça, ça commence à être dégueulasse ici, on dirait le Vietnam"

Mathieu : "Mais là, je sais pas trop comment faire pour qu'on s'en débarrasse, je pourrais peut-être les attendre avec mon douze, mais j'ai pas la patience"

(À noter que Dan est un homme de Val-des-monts et a donc plus d'un tour dans son sac lorsque l'on parle de contrôle de la faune)

Dan : "Mon père vis pas bin bin loin, y'avait le même problème mais y'a trouvé une solution pas trop pire."

Mathieu : "Ah oui, comment qui s'y prenait?"

Dan : "C'est bin simple mon jeune, il les attrapaient dans des pièges qu'il s'était acheté dans un magasin de chasse et pêche."

Mathieu : "Ah ok, et puis après il les relâchait dans la forêt... j'avoue que c'est une bonne manière"

Dan : "Bin non, crisse de fefi, il les crissaient dans une cage pi il les néyait (noyait)! Comme ça y'était sûr qu'ils reviendraient pas."

Mathieu : "Ah oui, ah bon..."

Mathieu est devenu blême puis est parti...

Donc, j'assume que si notre délicat propriétaire met son plan à exécution, ce petit problème de ratons va bientôt n'être qu'un mauvais souvenir.

Clairement, Dan a compris quelque chose qui nous échappe encore à nous, jeunes gens branchés de la grand'ville.

samedi 14 novembre 2009

Leçon d'excès



À travailler comme busboy dans un café-bar à grande affluence, il m'arrive parfois d'être témoin d'actes et de phénomènes sociaux qui repoussent parfois les limites de la classe et de la dignité.

Et là désolé d'aborder ce sujet à nouveau, mais je l'ai dur sur le coeur, donc je dois en parler...

Donc je commence mon quart de travail, tout gaiement et rien ne semble vouloir venir troubler la belle ambiance qui régnait en ce vendredi soir. Je remarque par contre la présence d'un groupe qui semble être dans un état un peu plus "avancé" que la plupart des gens. Rien pour me faire réagir pour l'instant.

Signe d'excès #1 : Le petit groupe de génies arboraient tous les couleurs doûteuses des t-shirts Ed Hardy et Affliction ainsi que des coupes de type "faux-hawk". Déjà là, c'est un mauvais présage.

Le temps passe et notre petit groupe de lurons continuent à enligner les shooters sucrés qui goûtent la crème de menthe. Encore une fois, c'est chose commune, je commence juste à les trouver légèrement chauds et déplaisants, mais encore là, rien de plus normal.

Saut dans le temps...

À peine les 8h sonnaient-elles qu'un collègue vient m'avertir qu'un certain individu aurait fait un petit "gâchis" dans la toilette des hommes. "Câlisse", me dis-je, " à quel genre d'abomination devrais-je faire face".

Signe d'excès #2: Bin y'a un tabarnak de moins que rien qui a cru bon régurgiter abondamment sur un urinoir ainsi que le mur l'entourant d'une épaisse couche de ce qui semblait être un chili orange. Un vrai travail d'artiste, mieux que celui de Mathieu je dirais même.

Je sais, je sais, c'est horrible, mais le pire c'est que j'élimine les détails...

Il va sans dire que j'ai facilement pu faire le lien entre cette œuvre et mes grands buveurs aux goûts doûteux.

Donc vous vous imaginez bien que j'ai eu le plaisir de pelleter ce cadeau béni. Par contre, j'ai eu le plaisir de le faire en maudissant le nom de ces criminels ainsi que de leur descendance.

Qu'ils brûlent en enfer pour leurs actes infâmes.

Le reste du monde, je vous aime. Mathieu... je te tolère.

jeudi 12 novembre 2009

Oui monsieur.



Bonjour!

Moi, je suis gaucher. Désolé, je vais peut-être en heurter plus d'un, mais je crois sincèrement que c'est mieux être gaucher que droitier.

Yo hein man what the fuck man!?! ta yeule gros, me direz-vous. Un peu de calme, je m'explique:

L'autre jour, je me mets dans la peau du genre inférieur, et j'essaie d'écrire de la main droite. Force est d'admettre que ça va mal en simonac. Ça écrit vraiment tout croche, c'est laid pis c'est lent en baptême. Et voilà! la supériorité des gauchers est prouvée.

Mais là un instant. Je dis pas que la main droite sert à rien! Est vraiment utile pour éternuer dedans, être dans une poche ou encore recevoir la main gauche lors d'applaudissements.

En conclusion, je vous suggère de devenir gaucher.

Bonjour!

mardi 27 octobre 2009

Les accommodements raisonnables vus par un itinérant

Figure 1 - Bertrand D'Antargneux, tentant de m'expliquer les rudiments de la vie en société

Tout à l'heure, je déambulais gaiement le long du boulevard Alexandre-Taché, quand tout à coup, je fus heurté par une terrible constatation : le débat sur les accommodements raisonnables n'est toujours pas clos!!! Je fis donc comme tout homme digne de ce nom ferait : je fondis en larmes et pris la position fœtale, rendant la circulation sur le boulevard impossible et cela pour un bon 2 h.

Lorsque je repris conscience, je sentis une vive soif de réponses naître en moi ; il me fallait savoir l'élément qui permettrait de clore ce fastidieux débat.

Je me rendis donc au Pôle mondial de l'immigration, là où de nombreuses frictions inter-groupe-ethniques avaient certainement pris place : le Vieux-Hull. Sur place, je fis la rencontre du second élément de mon enquête, Bertrand D'Antargneux, un sympathique robineux, immigrant français, déserteur de la première guerre mondiale, alcoolique, complété d'visage ravagé par l'expérience de vie. Il me semblait être le candidat parfait pour répondre à mes questions...

Après l'avoir rué de coups de pied plus ou moins délicats, je réussis à le réveiller de son "sommeil" réparateur. Je lui offris un demi sandwich aux cretons et mon restant de Powerade avalanche de baies en échange d'une beurrée de sagesse, il accepta.

- "Mon jeune", éructa-t-il, "j'en ai vu des gens dans ma vie moé". Un long silence suivit, Bertrand semblait scruter le néant....
Je ne sais pas si c'est son regard vitreux ou bien ce mince filet d'écume perlant au coin de sa bouche qui me fit redouter notre interlocution, mais Bernard repris de plus belle.

- "T'es qui toé? Veux-tu du pot? je connais des gens qui en ont, c'est d'la bombe qui m'disent"
- "Non monsieur, je souhaiterais connaitre votre point vue sur le grand débat qui déchire le Québec depuis quelque temps... Quelle est votre position sur les accomodements raisonnables?"

Bertrand fixa mon âme de façon déconcertante pendant deux bonnes minutes avant de me gerber une réponse dans un français quasi-compréhensible.

- "Moé j'aime bin le monde, y peuvent bin v'nir d'ousse qui veulent, tant qu'y ont des trente cennes pour moé HAHAHA!". Il remonta ses joggings et poursuivit. "Les immigrants, faut les accepter comme qui sont, y m'acceptent bin moé, faque tsé..."

- "C'est une bien belle manière de voir les choses ça M. D'Antargneux, donc vous croyez vraiment que nous devrions accepter tous les gens, peu importe leurs différences?"

-"C'est bin évident, tout le monde à part les crisses d'Européens, c'est pas du bon monde ça, qui restent cheu z'eux!"

C'est à ce moment que je me rendis compte que l'abus de Listerine et de gros gin frelaté avait probablement fait perdre la raison à ce sympathique vieillard, qui semblait oublier qu'il était lui-même un immigrant illégal européen.
Justement, au même moment, Bertrand achevait de vider une bouteille entière de désodorisant Axe dans le restant de Powerade que je lui avais donné en chantant la Marseillaise, tout en marchant difficilement vers le Uniprix de la place du centre.

Décidément, ma quête de réponses devra se continuer ailleurs. En attendant, je vais aller enrichir mon vocabulaire en me tapant un marathon de "L'antichambre".

Paix