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samedi 10 avril 2010

Une histoire à frémir

J'ai pas réussi à réduire l'image


Dans la vie, faut se méfier de deux choses: les communistes et les bonbons surettes. Hier soir, j'ai oublié cette règle d'or et maintenant j'en paye le prix. C'est en lisant un excellent livre que j'ai commencé à m'envoyer en arrière de la cravate un bonbon surette et puis un autre et puis un autre. Je m'en suis pas rendu compte sur le coup, mais cette nuit je me suis réveillé la bouche en sang. J'ai la langue et le palais tout fendillés. Depuis deux heures je fais rien d'autre que pleurer et souffrir.

Ah je vous dis des fois la vie là!

mercredi 17 mars 2010

Étiquette portière

Planche sur pentures = problèmes


Je prends un petit deux minutes de votre précieux temps pour vous parler d'un petit problème embarrassant qui m'assaille depuis un certain temps : la fameuse étiquette quant à la rétention de la porte.

On dirait que dès que j'ouvre une porte et que suis suivi par quelqu'un, cette personne se trouve tout juste dans la zone grise entre il est assez près pour que je lui tienne la porte et il est trop loin, je peux continuer mon chemin et lâcher la porte. Dans le cas échéant, je me dois de trancher et, ma foi, je me retrouve souvent dans l'erreur. Je crois que je suis damné. Soit j'ai l'air d'une brute sans manières, soit je passe pour un mongol, qui s'arrête complètement pour empêcher la fermeture de ladite porte, forçant ainsi la personne qui me suit à emboîter le pas et à me susurrer un timide "merci". Par contre, je sais que ce merci n'est que sommaire et qu'au fond, il veut dire "ton tenage de porte était inutile, maintenant je suis haletant et suant, un gros merci". Toute cette mascarade n'en vaut pas la peine. J'en ai plus qu'assez de passer pour un cinglé!

Je crois pertinemment qu'il faudrait revenir aux vraies valeurs. Revenir au temps ou les portes n'étaient que mentionnées dans les légendes.

jeudi 21 janvier 2010

Phénomène de société


Symbole de l'érudition féminine à l'Université d'Ottawa


Chers lecteurs, nous sommes à l'aube d'un grand jour pour la science. Une équipe de collaborateurs de l'Université d'Ottawa a recueilli un grand nombre de données nous permettant de faire avancer un grande question de notre société moderne : Comment différencier la "Cocotte franco-ontarienne" de la "Gatinoune". Voilà, en bref, ce que nos experts ont récolté.

Le phénomène de la pitoune est omniprésent chez le canada français en entier (pan-franco-canadien). Par contre, dans notre coin de pays, de minimes différences séparent la Québécoise de la franco.

Par exemple, fort probablement par manque d'infrastructures on remarque que le bronzage de la Cocotte franco est beaucoup moins travaillé que la Gatinoune. Donc ceci force la Cocotte de se faire bronzer en véritable néophyte. On remarque alors un brun chocolaté-crémeux plutôt que le très recherché orange-caramel brûlé.

Côté crinière c'est une tout autre histoire. La Gatinoune, probablement en guise de geste de solidarité envers les tribus Inuit, se teignent les cheveux d'un noir ténébreux, voire panthère, parfois striés de blanc ou de blond doré (en hommage au rayures aperçues dans le royaume animal). La Cocotte franco, elle, optera plus souvent pour un blond platine Madonna.

On reconnait les franco-ontariennes à leur accent, mais surtout grâce à un vocabulaire incompréhensible, même si l'on vient de Gatineau. Une d'entre elles, étudiée par nos collaborateurs, parlait de choses vaguement agricoles, alors il avait fort à parier qu'elle était native d'Embrun.

Somme toute, la franco-ontarienne veux se marier super jeune, alors que la Québécoise va savoir ce qui se passe quand tu ne l'appelles pas et elle va avoir un one night stand avec Max Pacioretty le plus vite possible. Avantage Québec.


Bottes Hugs, couettes molles, mascara, manteau Guess et sweat pants des gees gees.

''L'Université d'Ottawa, ça part d'ici!''

--

N.B. Un gros merci à Mathieu Gohier et son équipe de recherchistes chevronnés

samedi 2 janvier 2010

Les signes ne mentent pas

J'ai peur... Vous?

Depuis le début du temps de fêtes, Mathieu me fait remarquer l'apparition de mystérieux cercles sur le capot de mon fidèle destrier bourgogne.

Un coup monté par nos moins que sympathiques anglo-voisins du dessous?
Une publicité pour la bière Dos Equis (XX)
ou pire...
Les esstraterresses?

Les petits chenapants

Ces sympathiques petits êtres spatiaux semblent vouloir entrer en contact avec nous en utilisant le médium le plus efficace de notre ère : le capot d'un Skylark 1992. Quand Mathieu m'informa de ce phénomène, je fus d'abord terrassé par la peur. Vivant en ermite, je n'adressai la parole à quiconque pendant une douzaine de jours. La terreur me confinait à mon humble logement, ou mes seules interlocutions furent avec les personnages fictifs des films que je visionnais. Je frôlais la folie...

Jusqu'à ce que mon héroïque ami-colocataire me suggéra le film d'E.T., le sympathique extraterrestre. Effectivement, voir E.T. surgir de son frigidaire à la fin m'a permit de renouer avec ces gens de l'espace et des gens en général.

Je me suis également acheté un vélo style mustang au devant duquel j'ai attaché une caisse de lait, dans l'espoir qu'un jour peut-être, je m'envolerai au dessus d'un barrage policier avec un extraterrestre confortablement assis dans cette même caisse...

En attendant, je continue d'étudier ces mystérieux symboles. Je vous tient au courant, tout en laissant le FBI en dehors de ça.

mardi 22 décembre 2009

Profil d'entreprise outaouaise : La Taverne Montcalm


Ayant pignon sur rue sur l'une des plus prestigieuses avenues de la métropole outaouaise, la Taverne Montcalm, entreprise phare de la vie culturelle, vous invite à vous joindre à ses rangs de fidèles.

Que vous veniez pour l'assiette de spaghetti à 5$ ou pour les vendredis "Binnes gratuites', tous pourront y trouver leur compte en cet endroit qui suinte l'authenticité.

En matière de boissons rafraîchissantes, les fines bouches seront ravis de découvrir toute une gamme de produits tous plus succulents les uns que les autres. En effet la maison vous propose la Alberta's Best en canette, le scotch Saint-Léger, la Miller Lite (réservée aux femmes enceintes) et pour la clientèle plus huppée, le vinier de Sélection Châtenois.

Le personnel (le même depuis 44 ans) vous sourit à pleine dents (ou presque, certains n'ont pas ce luxe (le luxe des dents, je parle)) sitôt que vous traversez le seuil de la porte. Que soit Sylvie, la resplendissante serveuse qui vous enjôle avec sont français presque compréhensible ou Farnand, le cuistôt-concierce qui vous raconte ses plus récentes blagues racistes, vous vous sentirez toujours en famille dans ce chaleureux endroit. À noter que la jolie Sylvie arrondit ses fins de mois en se trémoussant au club 61 à Aylmer. Avis aux intéressés!

Alors laissez votre orgueil de côté et venez boire une bière pré-déjeuner avec nous! On vous y attend!

dimanche 20 décembre 2009

Chers amis, constatons


Avant tout, je vous laisse constater à quel point les arrière-plans en lasers peuvent transformer n'importe quelle de vos banales photos d'école en œuvres d'art révolutionnaires.

Ceci étant dit, voici ce que j'ai pu remarquer cette semaine:

1. Que Nesbitt Galipeau, notre charmante plante, s'avère à être une véritable pute. Cette insatiable traînée demande une constante attention et exige que l'on réponde au doigt et à l'œil au moindre de ses caprices. Damnée sois-tu, plante de tous les vices!

2. Je crois mériter le prix Nobel de physique, ou de la paix, pour mon invention. Grâce à mon calendrier de l'avent, j'ai habilement su canaliser le vent chaud de la sortie de mon déshumidificateur/R2D2 pour optimiser la vitesse de séchage sur mon rack à lingé Ikéa. La boucle est bouclée et tout le monde est heureux.

Un taquin s'est glissé dans la photo

3. Les abusent pas mal de la liberté que leur offre le "statut facebook". Sachez que cet outil représente une lourde responsabilité que certaines personnes prennent à la légère. Oui vous êtes en fin de session, oui y neige, oui vous êtes capables de citer des paroles de chansons qui marquent présentement votre quotidien. Soyez créatifs saint-crême d'hostinâtion!

4. Les mots casseau, rotule, clavicule et popotte sont des mots qui me font rire. D'autres sont à venir.

jeudi 3 décembre 2009

Est-ce une fusée, est-ce une comète?


... Et bien non, il s'agit du sympathique vieillard qui sillonne les rues du centre-ville de Hull en patin à roues allignés. Vous l'avez certainement aperçu à un moment donné, tout le monde l'a aperçu.

Telle une balle de fusil, il fend l'air à une vitesse vertigineuse avec un coup de patin digne des plus grands de la ligue nassionalle de hockey. S'armant également d'un style vestimentaire plus qu'adéquat pour atteindre des vitesses de pointe (shorts maxi-courtes, genouillères, coudières et casque fluorescent). Un peu comme le maire bureau, le vertigineux ti-vieux fait partie des loufoques personnages qui colorent la mosaïque Hulloise. En fait, il est un véritable pilier de la vie culturelle de la région et voici pourquoi.

Depuis plusieurs années, le ti-vieux à roulettes parcourait les avenues pavés de la métropole outaouaise. Cependant, l'été dernier, ma soeur m'apprit une bien triste nouvelle (une rumeur, en fait) : apparemment, l'homme avait été terrassé par un malaise foudroyant alors qu'il patin-à-roues-allignait (rollerbladait, pour les anglos). Hull vécu le plus triste été de son histoire, un peuple entier était en deuil...

Jusqu'au jour où, en allant me chercher un shawarma de fin de soirée au Marroush, j'aperçu ledit ti-vieux alors qu'il dévalait le boulevard Montclair à toute allure. La pénombre l'avait forcé à parsemer son costume de "glowsticks" de toutes les couleurs. Il faisait bien, car lorsqu'il voyage à des vitesses quasi-soniques dans le noir, les automobilistes ont tendance à ne pas l'aperçevoir.

Vraisemblablement, le vieil homme supersonique était ressucité. Il était revenu parmi nous afin de continuer à nous transmettre son message d'espoir et de persévérance... Il va sans dire qu'une telle image eut tôt fait de m'émouvoir au plus haut point. Je fondis en larmes dans mon souper, ce qui rendit mon shawarma mou et immangeable, ce qui me fit pleurer encore davantage.

Une soirée émotive pour ce pauvre chroniqueur... Amen

mardi 27 octobre 2009

Les accommodements raisonnables vus par un itinérant

Figure 1 - Bertrand D'Antargneux, tentant de m'expliquer les rudiments de la vie en société

Tout à l'heure, je déambulais gaiement le long du boulevard Alexandre-Taché, quand tout à coup, je fus heurté par une terrible constatation : le débat sur les accommodements raisonnables n'est toujours pas clos!!! Je fis donc comme tout homme digne de ce nom ferait : je fondis en larmes et pris la position fœtale, rendant la circulation sur le boulevard impossible et cela pour un bon 2 h.

Lorsque je repris conscience, je sentis une vive soif de réponses naître en moi ; il me fallait savoir l'élément qui permettrait de clore ce fastidieux débat.

Je me rendis donc au Pôle mondial de l'immigration, là où de nombreuses frictions inter-groupe-ethniques avaient certainement pris place : le Vieux-Hull. Sur place, je fis la rencontre du second élément de mon enquête, Bertrand D'Antargneux, un sympathique robineux, immigrant français, déserteur de la première guerre mondiale, alcoolique, complété d'visage ravagé par l'expérience de vie. Il me semblait être le candidat parfait pour répondre à mes questions...

Après l'avoir rué de coups de pied plus ou moins délicats, je réussis à le réveiller de son "sommeil" réparateur. Je lui offris un demi sandwich aux cretons et mon restant de Powerade avalanche de baies en échange d'une beurrée de sagesse, il accepta.

- "Mon jeune", éructa-t-il, "j'en ai vu des gens dans ma vie moé". Un long silence suivit, Bertrand semblait scruter le néant....
Je ne sais pas si c'est son regard vitreux ou bien ce mince filet d'écume perlant au coin de sa bouche qui me fit redouter notre interlocution, mais Bernard repris de plus belle.

- "T'es qui toé? Veux-tu du pot? je connais des gens qui en ont, c'est d'la bombe qui m'disent"
- "Non monsieur, je souhaiterais connaitre votre point vue sur le grand débat qui déchire le Québec depuis quelque temps... Quelle est votre position sur les accomodements raisonnables?"

Bertrand fixa mon âme de façon déconcertante pendant deux bonnes minutes avant de me gerber une réponse dans un français quasi-compréhensible.

- "Moé j'aime bin le monde, y peuvent bin v'nir d'ousse qui veulent, tant qu'y ont des trente cennes pour moé HAHAHA!". Il remonta ses joggings et poursuivit. "Les immigrants, faut les accepter comme qui sont, y m'acceptent bin moé, faque tsé..."

- "C'est une bien belle manière de voir les choses ça M. D'Antargneux, donc vous croyez vraiment que nous devrions accepter tous les gens, peu importe leurs différences?"

-"C'est bin évident, tout le monde à part les crisses d'Européens, c'est pas du bon monde ça, qui restent cheu z'eux!"

C'est à ce moment que je me rendis compte que l'abus de Listerine et de gros gin frelaté avait probablement fait perdre la raison à ce sympathique vieillard, qui semblait oublier qu'il était lui-même un immigrant illégal européen.
Justement, au même moment, Bertrand achevait de vider une bouteille entière de désodorisant Axe dans le restant de Powerade que je lui avais donné en chantant la Marseillaise, tout en marchant difficilement vers le Uniprix de la place du centre.

Décidément, ma quête de réponses devra se continuer ailleurs. En attendant, je vais aller enrichir mon vocabulaire en me tapant un marathon de "L'antichambre".

Paix