jeudi 29 octobre 2009

C'est l'boutte d'la marde

Je suis en beau fusil


Bon, je vais commencer par vous dire que je suis un jeune homme pacifique, posé et rationnel. Il n'y a pas grand chose dans ce bas-monde qui me font fulminer (merci pour le terme Mathieu), mais, comme on dit, y'a toujours bin des cristies de limites!

Écoutez, j'aime tout le monde et je leur fais confiance (parfois aveuglément) sans les connaître. Naïf personnage que tu es! Que je vous entends me crier avec dédain... Bin allez chier, je suis comme ça, donc merde!

Mais là là, LÀ LÀ! Il y a des affaires qui ne se font pas! Non Môssieur!

Je vous met en contexte. Quand je vais faire ma session de cardio au gym de l'Université, j'ai (du moins, j'avais) l'habitude de ne pas barrer ma case, car je n'y laissais que ma lamentable veste capuchonnée noire. Une veste sans intérêt pour la plupart des mortels, mais que j'aimais bien et que je portais de manière plutôt assidue.

Donc je cours, insoucieux, sur mon tapis roulant, tout va bien. Je remarque cependant la présence d'une petite clique de "Yo", âgés d'environ 17 ans, qui viennent s'entraîner en camisole (afin de montrer leurs trapèzes protubérants), qui semblent glander plus qu'autre chose.
Au diable ces blanc-becs, me dis-je.

Eh bin, c'est bien en enfer qu'ils se dirigeront, car à ma grande stupéfaction, ma veste brillait par son absence et cela quelques minutes suite au passage de ces va-nu-pieds dans le vestiaire.

Comble de crisse! Ces derniers avaient vidé le contenu des poches (probablement à la recherche d'un portefeuille bien garni) et l'avaient laissé sur le comptoir du vestiaire. L'insulte à l'injure!

Oui, il y a la famine, la pauvreté, le SIDA, Mathieu, mais permettez-moi d'être fâché et déçu du genre humain par les temps qui courent. À qui peut-on faire confiance mesdames et messieurs?

Oui, j'irai contre ma nature et m'équiperai d'un cadenas la prochaine fois et oui, ces petits crisses brûleront en enfer (ou seront pulvérisés sous les pneus de ma skylark).

C'est l'boutte d'la marde.

oulala ce matin

Ça ne va pas bien du tout.

Je passe à côté du "fourre-tout" de l'appart tout à l'heure. Je m'arrête. Hein? Hallucinerais-je? Qu'est-ce que ce fumet louche et criminel? Ça sent l'weed à pelleté ostaille!

C'est vrai que beaucoup de monde passe par cette phase-là, l'exploration du monde de la drogue. J'aurais dû m'y attendre. J'ai pas fait attention. Là, c'est allé trop loin.

Vincent, notre chauffe-eau a des problèmes de drogue.


Notre chauffe-eau drogué.

Y'essaie de le cacher. Mais je l'ai quand même sentie, son odeur de boucane de drogue. Je vais devoir avoir une sérieuse conversation avec le chauffe-eau. Ça faisait un bout de temps que je trouvais qu'il avait changé. Je sais pas comment il va réagir. Maudite drogue.

mercredi 28 octobre 2009

SUR VDB



La Ligue Nationale des Sourcils est heureuse de recruter le jeune et prometteur Joël Bouchard. C'est la Ligue Nationale des Regards Intenses qui fulmine.

À souère

Image pas tout à fait à jour

Ce soir le Canadien rendent visite aux Penguins en Pennsylvanie, ça promet d'être enlevant. Pour m'accompagner dans cette épopée, je serai épaulé de Mathieu, de la labatt 50 en bouteille et de mes fidèles Triscuit à saveur de tomate séchée et huile d'olive.
Le timing est bon, car je viens tout juste de retrouver la vision que Mathieu m'avait fait perdre lors de son brutal assaut.

Proposition : Vu que le traditionnel "Olééé, Olé Olé Olééé" qu'entonnent les fans du CH commence à sentir le réchauffé, je propose un nouvel hymne. Le voici, chantons en coeur :

Vitalic - Poison Lips

tourneliforme c'est forme c'est forme, c'est formidable

Hey. Dans vie là. Un rien peu nous mettre de mauvaise humeur. (Surtout quand t'as de légers troubles de comportements en société, comme c'est mon cas). En tout cas. Moi ce matin je m'en venais tout joyeux sur VieuxDeuxBrun pour vous parler du lépoard des neiges. Comment cet animal est absolument cute.

Mais là j'ai pu le goût pantoute. Ma connexion au blog a été des plus difficiles. J'entre mon adresse courriel, j'entre mon mot de passe. Bon ça me dit que le nom d'utilisateur ou le mot de passe est éroné. Je me dis: ah nounounerie, erreur dans le mot de passe. Je retape, même message. Hey woh. Osti. Là je veux reretaper mon mot de passe, mais là mon curseur était ailleurs faque je tapais dans le vide.

Ça c'était le comble. La goûte qui fait déborder le shampoing. Pris d'une rage soudaine, je me suis dirigé vers la chambre de Vincent, où notre compatriote blogueur dormait d'un lourd sommeil réparateur. PIF PAF PIF POUF que mes poings faisaient sur ses tempes.

J'ai alors réalisé que cette violence était inutile. Je suis retourné m'assoir devant mon ordi. J'ai pris le temps d'analyser la situation. Soudain j'ai vu, j'ai compris. Je devais compléter mon adresse courriel d'un .com.

Voilà, finalement j'ai réussi. Tout est bien qui fini bien. Tout le monde a appris une leçon dans cette hitsoire. Moi: prendre mon temps lorsque je clapote sur un clavier. Vincent: ne jamais oublier son casque protecteur lorsqu'il dort.

Babyyyyyye!

mardi 27 octobre 2009

Les accommodements raisonnables vus par un itinérant

Figure 1 - Bertrand D'Antargneux, tentant de m'expliquer les rudiments de la vie en société

Tout à l'heure, je déambulais gaiement le long du boulevard Alexandre-Taché, quand tout à coup, je fus heurté par une terrible constatation : le débat sur les accommodements raisonnables n'est toujours pas clos!!! Je fis donc comme tout homme digne de ce nom ferait : je fondis en larmes et pris la position fœtale, rendant la circulation sur le boulevard impossible et cela pour un bon 2 h.

Lorsque je repris conscience, je sentis une vive soif de réponses naître en moi ; il me fallait savoir l'élément qui permettrait de clore ce fastidieux débat.

Je me rendis donc au Pôle mondial de l'immigration, là où de nombreuses frictions inter-groupe-ethniques avaient certainement pris place : le Vieux-Hull. Sur place, je fis la rencontre du second élément de mon enquête, Bertrand D'Antargneux, un sympathique robineux, immigrant français, déserteur de la première guerre mondiale, alcoolique, complété d'visage ravagé par l'expérience de vie. Il me semblait être le candidat parfait pour répondre à mes questions...

Après l'avoir rué de coups de pied plus ou moins délicats, je réussis à le réveiller de son "sommeil" réparateur. Je lui offris un demi sandwich aux cretons et mon restant de Powerade avalanche de baies en échange d'une beurrée de sagesse, il accepta.

- "Mon jeune", éructa-t-il, "j'en ai vu des gens dans ma vie moé". Un long silence suivit, Bertrand semblait scruter le néant....
Je ne sais pas si c'est son regard vitreux ou bien ce mince filet d'écume perlant au coin de sa bouche qui me fit redouter notre interlocution, mais Bernard repris de plus belle.

- "T'es qui toé? Veux-tu du pot? je connais des gens qui en ont, c'est d'la bombe qui m'disent"
- "Non monsieur, je souhaiterais connaitre votre point vue sur le grand débat qui déchire le Québec depuis quelque temps... Quelle est votre position sur les accomodements raisonnables?"

Bertrand fixa mon âme de façon déconcertante pendant deux bonnes minutes avant de me gerber une réponse dans un français quasi-compréhensible.

- "Moé j'aime bin le monde, y peuvent bin v'nir d'ousse qui veulent, tant qu'y ont des trente cennes pour moé HAHAHA!". Il remonta ses joggings et poursuivit. "Les immigrants, faut les accepter comme qui sont, y m'acceptent bin moé, faque tsé..."

- "C'est une bien belle manière de voir les choses ça M. D'Antargneux, donc vous croyez vraiment que nous devrions accepter tous les gens, peu importe leurs différences?"

-"C'est bin évident, tout le monde à part les crisses d'Européens, c'est pas du bon monde ça, qui restent cheu z'eux!"

C'est à ce moment que je me rendis compte que l'abus de Listerine et de gros gin frelaté avait probablement fait perdre la raison à ce sympathique vieillard, qui semblait oublier qu'il était lui-même un immigrant illégal européen.
Justement, au même moment, Bertrand achevait de vider une bouteille entière de désodorisant Axe dans le restant de Powerade que je lui avais donné en chantant la Marseillaise, tout en marchant difficilement vers le Uniprix de la place du centre.

Décidément, ma quête de réponses devra se continuer ailleurs. En attendant, je vais aller enrichir mon vocabulaire en me tapant un marathon de "L'antichambre".

Paix

Pierre la mooooooort




J'ai vu le visage de la mort cette nuit. Je me réveille ce matin avec une phobie plus grande Joe Montferrand. Tabarnak. Les volcans ça peut exploser partout. Osti sommes-nous en sécurité à Gatineau? À la veille des plus grandes élections municipales que l'univers ait connues, les candidats à la mairie sont-ils prêts à protéger la population gatinoise contre une attaque de lave , de cendre et de smegma?

Mathieu!!! Arrête de nous faire paniquer!! Le monde est déjà assez instable comme ça!!! Pourquoi t'enflammes (volcan...enflamme...hahahahahah quel beau petit gag!!!!) tu ainsi soudainement en pensant aux volcans?

J'ai rêvé cette nuit. I HAD A DREAM MOTHERFUCKER. J'allais mourir. Y'avait dla grosse lave qui arrivait à genre 8 millions de kilomètres/heure. Je laissais un message sur le répondeur de mes parents pour leur dire que j'allais mourir. C'tait vraiment le comble de tragique.

Mais le vrai coupable dans toute cette histoire, l'élément déclencheur de cette folie soudaine, c'est canal D. J'écoute pu jamais ça. Leurs esti de reportages sur les volcans à Hawaï. Ça m'influence. Va chier canal D. Contente-toi de passer des émissions de poursuites dangeureuses.