samedi 7 novembre 2009

Une chambre souillée.



Vincent?

Vincent?!

My god. Est-ce que quelqu'un a vu Vincent? Ça fait 2 jours que je l'ai pas vu. C'est vraiment étrange. Peut-être que je devrais pas m'en plaindre parce que j'trouve que y'était pas mal souvent chez nous dernièrement...j'pouvais pas savoir, quand on a signé le bail, que ça impliquait qu'on s'voit autant. En tout cas je me demande vraiment c'qui lui est arrivé...

Si vous le voyez, vous lui direz que j'ai été malade dans sa chambre. woupelaïe!

Babye

vendredi 6 novembre 2009

Mathieu en apprend.



J'avais pas grand chose à faire hier soir au travail. J'errais sans but dans la bibliothèque (je travaille à la bibliothèque). Comme j'avais déjà lu tous les livres de Babar, je ressentais comme un vide dans mon coeur qu'aucun autre livre n'aurait pu combler. Babar, fier éléphant roi, pourquoi n'as-tu pas plus d'aventures à nous raconter!?

D'un geste de désespoir, je me suis tourné vers le seul livre qui pouvait peut-être encore me réserver quelques surprises: Le petit Larousse illustré 2004. Donc je feuilletais. J'apprenais des mots tels que: "evzone" ( fantassin grec), "romanichel" (individu sans domicile fixe (ex: va chier esti d'romanichel, t'auras pas mon argent)), ou encore "maison" (bâtiment d'habitation).

Soudainement, je suis tombé sur le mot "bison" (grand bovidé sauvage, aux cornes courtes, caractérisé par son encolure massive et bossue, et son grand collier de fourrure laineuse.) J'en ai alors appris une criss de bonne: il y a des bisons d'Amérique et des bisons d'Europe!!!! KOSSÉ ÇA CIBOÉRE?!!?! J'pensais que le bison était un animal typiquement américain. Bref d'après l'image du dictionnaire, le bison d'Amérique a l'air pas mal plus cool. Un jour je vais confronter les deux races pour voir si elle peuvent communiquer et se comprendre. Je suis comme ça moi, toujours en quête de savoir. En tout cas. J'ai l'goût de manger un bison maintenant.

Babyyyye

jeudi 5 novembre 2009

L'hiver approche

Au Québec, la tradition impose le sacrifice d'une jeune
vierge pour apaiser les démons de l'hiver


Hiver: Mot issu de la combinaison des mots latins "Hivàs" (saison) et "Vernium" (mort suite à d'atroces souffrances).


Comme nous avons pu le constater, la saison hivernale est à nos portes. Bien que ces premiers petits flocons puissent, pour certains, rappeler de souvenirs heureux, il est important de rester vigilant face à la faucheuse qu'est cette saison de l'hiver.

Inventé en 1834 par des chercheurs d'or américains prospectant les terres subarctiques Yukon, l'hiver était tout d'abord un personnage de conte, servant à faire peur aux tout-petits. En effet, il est important de noter qu'à cette époque, il n'existait que trois saisons afin de maximiser la jachère, la rotation triennale et l'agriculture en général.

Plus tard, vers les années 1850, un vieil agriculteur/ermite texan du nom de Bradford McChristopherson-Pyatt révolutionna le monde en proposant un calendrier de 12 mois qui inclurait une toute nouvelle saison.

Inévitablement, le vieil homme fut fustigé par sa communauté et on le mit à mort par le feu sur la place publique en septembre 1863. En carbonisant, le vieux McChristopherson-Pyatt jura qu'il reviendrait chaque année en tant qu'une terrible vague de froid qui détruirait les récoltes et faisant geler les sols, les rendant infertiles. Les pauvres citoyens, riant jaune, retournèrent chez eux, insouciants du terrible fléau qui allait s'abattre sur eux.

Tel qu'il l'avait prédit, le vieux fou revint en tant que gel : engelant et tuant tout sur son passage. Pris de panique, les villageois n'eurent guère le choix d'adhérer à la sombre idée de feu McChristopherson-Pyatt et d'ajouter quelques mois au calendrier et de nommer cette saison l'hiver.

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Certaines civilisations surent s'adapter, tandis que d'autres furent tout simplement éradiquées (ex: les mayas, les dodos, les amérindiens, Steve Irwin). De nos jours, au Québec de multiples traditions sont nées et ont perduré au cours des années, mais toutes se rapportent à la terreur que symbolise cette saison.

Par exemple, le carnaval de Québec n'est rien d'autre qu'une mascarade servant à banaliser les horreurs de l'hiver par l'entremise de vulgaires métaphores. Le Bonhomme Carnaval, comme nous le savons tous, n'est en fait qu'un banc de neige déguisé. Un banc de neige maléfique où de nombreux enfants seraient morts asphyxiés.

Rien ne sert de courir, l'hiver est à nos trousses, c'est la fin. Le mieux serait de se coucher à l'extérieur en attendant d'être emporté...

Sinon, tout va bien, si seulement le CH pouvait se remettre à gagner

mardi 3 novembre 2009

Ôde aux frootloops.




Sucrés, colorés, joncs de merveilles,
Ton bouquet est éclectique.

Doux toucan venu du sud,
Assaille mon bol de tes saveurs.

Fier volatile ne m'en tient pas rigueur,
Si j'arrose d'un lac de lait tes fruits tropicaux sous forme d'anneaux.

Première bouchée: douleur et délice,
Ces bouées savoureuses déchirent mon palais.

Attente horrible, le festin doit ramollir,
Le voilà à point, l'exultation est à son zénith.

Demain je rouvrirai ce coffre aux trésors,
Remplirai mon bol du merveilleux butin.

Sam, Sam, Sam je t'aime,
Je t'aimerai.

Tiens, une bonne idée


Que faire lorsqu'un professeur déblatère dans le vide et que l'on a un ordinateur à notre disposition? Naviguer, pis en titi.

Donc je surfais allègrement sur la toile lorsque je suis tombé sur un joli petit article de la presse dont j'étais solidement passé à côté.



Frédérick Lavoie, Collaboration spéciale
La Presse

(Moscou) La place Rouge ne blanchira pas cet hiver. Et dans un pays où les politiciens font la pluie et le beau temps, Dame Nature n'y est pour rien. C'est le conseil municipal de Moscou qui vient de décider d'abolir les tempêtes de neige, nous rapporte notre collaborateur.


Le maire Iouri Loujkov, un fier militant anti-hiver, a choisi de mettre fin à la terrible menace qu'est la neige pour les grandioses parades militaires. En gros, il a ordonné qu'à chaque fois qu'un nuage se ferait menaçant au-dessus de Moscou, des avions militaires seraient nolisés afin d'aller asperger ce dernier d'iodure d'argent, de poudre de ciment et de glace sèche...

Moi aussi j'aimerais avoir des pouvoirs de dieux. J'opterais cependant pour le lancer d'éclairs par mes yeux ou bien pour le pouvoir de création de galaxies.

Suite à cette nouvelle, le nouvellement réélu Marc Bureau a déposé une motion visant à rendre le vent illégal aux Terrasses Chaudière à Hull. Il répond ainsi aux multiples plaintes déposés par des fonctionnaires qui sortaient des bâtiments, qui n'appréciaient guère les bourrasques de vent qui dépeignait leurs cheveux et qui leur faisaient échapper leurs papiers. Le maire s'est cependant dit déçu de ne pas avoir eu cet éclair de génie au cours de sa campagne électorale : "Pas grave, j'ai torché les autres pareil", rumina M. Bureau.

J'te dis que le monde en ont des bonnes idées dans la vie

lundi 2 novembre 2009

Les recettes de Mathieu!


Laissez faire le foie, je parle de l'estomac moé.


J'viens de découvrir quelque chose d'assez exceptionnel à propos du corps humain. Quand t'as extrêmement faim, ton estomac commence à s'autodigérer. C'est vraiment fantastique. C'est super nourissant. La recette est simple: avoir faim. En plus, pu besoin de cuisiner pis de salir de la vaisselle pis après avoir à laver la vaisselle, pu besoin d'aller à l'épicerie pis de marcher des kilomètres dans les rayons et surtout pu besoin de dépenser des milliards de dollars en nourriture.

Merci estomac!!!

Vincent contre les multinationales

Ma vie, un éternel combat


Qu'on le veuille ou non, la vie est truffée de moments où les affrontements sont inévitables. Que ce soit pour savoir quel dieu est le plus fort ou tout simplement lorsqu'on tente de poser un "rack" à CD Ikea. Les faibles et mous ont tendance à rebrousser chemin face à telle adversité, mais rassurez-vous, ce chroniqueur est bien loin de rester passif face aux injustices de ce bas-monde.

Encore une fois, permettez-moi de conceptualiser.

Par un beau mardi soir de fin de mois d'octobre Myriam, Mathieu et moi-même avions opté pour l'option cinéma pour lutter contre la routine. Déjà au moment d'acheter nos billets, on se fait dire que nos passes "gratuites" ne seront pas acceptées, car le cinéma a changé de propriétaire (il y a de cela plusieurs années, mais c'est quand même un peu câlisse).

Soit... On paye comme des pauvres gens ordinaires, ce qui fait peu mon affaire, mais il n'y a pas de quoi sacrer une volée à la petite crisse d'arrogante qui vend des billets hors de prix.

On prend place, après avoir acheté un popcorn au modique prix d'un billet et demi, dans cette salle presque déserte (qui me fit remettre en question notre choix de film).

Tout se passe comme dans un rêve, les bandes-annonces de films à paraître nous font passer par toute une gamme d'émotions. Vingt-quelques minutes plus tard, notre programme principal débute.

C'est l'hécatombe, pour toute la première scène du film (une scène "clé", comme on dit), la trame sonore des voix manquait à l'appel. Scandalisés, Mathieu et moi avons commencé à décrire la situation avec notre langage profane et en étant plus ou moins silencieux. Myriam, qui croyait l'absence de voix était normale et qui servait à créer une soit-disante "atmosphère", nous invitait violemment à nous taire. C'est ce que l'ont fit pendant un peu 22 secondes jusqu'à ce que, sur mes grands chevaux, je quittai la salle en quête de réponses.

Accompagné de deux inconnus en Ed Hardy, j'agrippai le boutonneux qui déchirait les billets afin de lui décrire calmement la situation. Il ne semblait pas trop pressé de remédier à la situation jusqu'à ce qu'un de mes acolytes lui lance un sympathique "Heille eul'gros, y'a pa de son dans ta crisse de vue, veu tu kon alle charché ton géran ou tu va le faiye tousseul, big?". Derechef le déchireux contacta la gestion, qui contacta la salle de projection. En moins de deux, ledit problème était chose du passé.

Apparemment, le message passe mieux lorsqu'on utilise un français incorrect, ça laisse peut-être croire qu'on a davantage tendance à utiliser la violence, sûrement par manque d'éducation, mais je m'écarte....

Toujours est-il que l'on réussit tant bien que mal à reprendre le fil de l'histoire du film et tout se passe bien par la suite.

Mais, tel un courageux gladiateur, je n'allais pas laisser passer cet outrage, OH QUE NON! Nous croyant battus, la gestion tenta d'étouffer l'affaire en faisant comme de rien n'était. Contre vents et marées je suis parvenu à trouver la gérante en question afin de lui faire comprendre mon point de vue avec mes commentaires foudroyants et mes arguments béton (ex : en évoquant la charte des droits de l'homme et en la traitant de grosse chienne).

Après une longue et ferme discussion, je la sentais vaincue, complétement détruite psychologiquement et au bord des larmes. Elle finit par hisser le drapeau blanc et de nous offrir des passes gratuites, valides cette-fois.

Une soirée qui débutait bien mal s'est transformée en victoire retentissante pour notre petit groupe. La preuve que les bons finissent toujours par l'emporter.

Les honnêtes citoyens 1 - mégacorporations 0