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jeudi 15 avril 2010

L'art



Vite vite vite! Un petit post sur le pouce! hihihihi!!!!


ouin ben j'ai pas grand chose à dire finalement... je vais faire un petit poème tiens donc:


Mathieu, tes cheveux sont si soyeux

Mathieu, tes yeux ne sont pas bleus

Mathieu, on écrit parfois ton nom sans H

Mathieu, on l'écrit même parfois avec deux T

Mathieu, ton nom comporte 7 lettres

Ce sont des choses qui arrivent!!

Gattuso Gattuso Gattuso

Fin


Ah wow. Non mais, wow. Ah non mais là là, wow et wow!


Babyyyyye!

mercredi 17 février 2010

Rio de Dufferinio

Batince que c'est invitant


Bon. Mathieu vous a récemment appris que nos anglos-voisins du dessous avaient filé à l'anglaise (houhouhou) au beau milieu de la nuit. De cette manière, ils évitaient toute interaction prolongée avec le maître de nos terres, Dan.

Ceci étant dit, mardi dernier, je revenais de mon cours matinal et j'arrivai nez à nez avec ledit Dan. En beau simonac, le proprio s'était retrouvé obligé de tout vider la scrappe que les anglozes avaient gentiment laissé derrière. Sans l'ombre d'un container, le Dan cru bon empiler les rebuts au pied de notre escalier, chouette, merci.

Déjà que les gens de notre bloc semblent dépendre entièrement de nous pour sortir les ordures et le recyclage et que, ce vendredi, nous n'étions pas disponibles pour nous acquitter d'une telle tâche (dur jeudi soir), ça commence à ressembler à une décharge publique.

Les familles de ratons-laveurs sont de plus en plus nombreuses et j'ai bien peur que la peste et la lèpre ne se mettent de la partie lorsque les colonies de rats vont décider de s'en mêler. Notre ami Simon s'est également perdu dans les décombres et nous le cherchons activement depuis quelques jours.

Dan, un fonctionnaire de Val des Monts, ne connaît pas les risques des quartiers défavorisés des grandes villes. Le fait de transformer les alentours de notre bloc à appartements ne fait que contribuer à la damnation de notre beau quartier qu'est Wrightville qui, de semaine en semaine, prend des allures de favela.


Vue de la rue devant notre bloc

Dan, ne laissons pas mourir notre quartier, prenons soin ensemble de notre parcelle de terre pour en faire un environnement viable pour les générations futures.

dimanche 7 février 2010

Un beau dimanche pour superbowler

Pas la bonne taverne, mais l'idée est là.


C'était par un beau mois de février de l'an 2009 de notre calendrier. Redoutant fort probablement un manque de masculinité/virilité chez moi, mon jadis beau-père se mit en tête de me faire vivre une expérience des plus mâles. Cette expérience, un peu comme un rite de passage vers l'âge adulte, consistait à se rendre à la Brasserie de l'Île (établissement phare du Vieux-Hull) pour visionner le Superbowl entre boys. Bonne idée, me dis-je, enfin une bonne occasion de faire du bon vieux male bonding à l'ancienne

Dehors sévissait une température de gadoue brune, temps idéal pour virer une brosse en après-midi dans une taverne en demi-sous-sol mal éclairée. Rendu sur place, je constatai à quel point la buvette était décorée avec chaleur et bon goût. En effet, les affiches des pitounes du camp Bud se mariaient tout à fait avec les murs aux couleurs rappelant un A&W. Au diable ces artifailles, j'étais ici pour taverner, donc taverner je devais. Je me dirigeai vers le bar où je fus accueilli par Nicole, la charmante barmaid qui, du haut de ses 6 pied 3 pouces, m'éructa un : "quessé j'peux t'amener bé?"J'avais vu quelques affiches de Sleeman et j'étais tenté. Je passai ma commande, seulement pour me faire répondre un délicat : " Bin non, j'ai juste de la Sleeman légère, pis ça, c'est juste pour les femmes enceintes!" Soit. J'optai pour la quille de Labatt 50, qui se vendait au prix record de 5$ pour deux.

Quille en main, je m'empressai d'aller rejoindre la clique d'hommes qui s'étaient massés à une grande table centrale. Tel l'oisillon qui apprend à voler en observant la démarche de ses géniteurs, j'écoutai passionnément les divers sujets de discussion qui animaient ces personnages. Blagues salées, anecdotes de chasse, guides d'installations de calipers de freins de char, commentaires sur les déboires du CH et statistiques sportives en tout genre... J'en apprenais de plus en plus.

Vers la mi-temps, on nous servit de nombreux plateaux de victuailles afin de s'assurer de se faire un "petit fond", de cette manière il serait plus facile d'enfiler les cervoises tout en demeurant lucide.

Finalement, l'équipe qui ne devait pas gagner a gagné. La vie est pleine de surprises. Il y avait également un téléviseur de 50 pouces et un manteau Bug light à faire tirer, mais dans les deux tirages, je fus éliminé au premier tour, j'essaie encore de m'en remettre.

Somme toute, de beaux moments entre boys. Je n'ai pas une poitrine plus velue, mais maintenant je sais comment dépecer un ours avec un canif. J'aime apprendre.

samedi 16 janvier 2010

Hu Gzong Phran



Aujourd'hui, je devais acheter du lait. J'avais donc comme plan de passer à l'épicerie après le boulot. Chemin faisant, je remis en question ma stratégie. "Il y a un dépanneur sur le chemin vers le bercail" me dis-je. Ainsi, plutôt que de me rendre au maxi, je rendis visite à Hu Gzong Phrang la vieille vietnamienne du dépanneur Chez Ti-Jean.

La file d'attente était plutôt longue pour un dépanneur. Si bien qu'un homme tendit le bras vers le frigidaire à bière, se prit une grosse Corona et me dit: "All this waiting is making me thirsty". J'esquissai un sourire charitable devant cette blague qui ne valait pas la peine que j'enlève mes écouteurs.

Bref, j'ai du lait.

Babyyyye!!!

vendredi 8 janvier 2010

Le subtil art du non-verbal féminin

Ça et astrologie 2010 sont mes plus récents livres de chevet


C'est chose sue, ce n'est pas trop trop compliqué de communiquer entre hommes. Exemple : si je désire que Mathieu cesse d'écouter l'Antichambre et change de poste pour que je puisse suivre ma série de documentaires sur les coléoptères, je n'ai qu'à utiliser, avec un peu de force, l'étendu de mon lexique en mots profanes afin de le menacer. Ou encore, si Mathieu souhaite m'informer qu'il reste du café dans la cafetière et que je puis m'en servir si je désire, il n'a qu'à me verser le contenu de cette dernière sur les cuisses alors que je visionne Sport 30, pour me mettre au courant de la situation.

Brutal? Barbare? Archaïque? Prolétaire? Vous m'en direz tant...

Non. Non, ce qui se passe c'est que les demoiselles utilisent une forme de langage, qu'elles croient subtil et au-dessus du potentiel de compréhension masculin. Oh que faux mesdames, oh que faux. Chaque petit roulement de yeux, tressaillement de la bouche ou élévation délicate des sourcils est perçu et compris. C'est au contraire, par choix que le genre masculin ne réagit peu ou pas, mais rassurez-vous, on comprend quand vos petits signes veulent dire " Wow, ce gars sent la viande hachée et les épices à taco", "je n'aime pas quand quelqu'un d'inconnu me flatte les cheveux et me fixe" ou "tu cries trop fort dans le restaurant, baisse le ton".

Un élément clé pour pouvoir communiquer avec succès, c'est de se faire comprendre. Quel meilleur moyen d'éviter les malentendus que de crier pour faire valoir son point de vue?

Vraiment, le non-verbal, c'est pour les mimes et les bebittes bleues dans Avatar

Soyez claires, évitez les maltendus, mangez des Jos Louis.

mardi 22 décembre 2009

Profil d'entreprise outaouaise : La Taverne Montcalm


Ayant pignon sur rue sur l'une des plus prestigieuses avenues de la métropole outaouaise, la Taverne Montcalm, entreprise phare de la vie culturelle, vous invite à vous joindre à ses rangs de fidèles.

Que vous veniez pour l'assiette de spaghetti à 5$ ou pour les vendredis "Binnes gratuites', tous pourront y trouver leur compte en cet endroit qui suinte l'authenticité.

En matière de boissons rafraîchissantes, les fines bouches seront ravis de découvrir toute une gamme de produits tous plus succulents les uns que les autres. En effet la maison vous propose la Alberta's Best en canette, le scotch Saint-Léger, la Miller Lite (réservée aux femmes enceintes) et pour la clientèle plus huppée, le vinier de Sélection Châtenois.

Le personnel (le même depuis 44 ans) vous sourit à pleine dents (ou presque, certains n'ont pas ce luxe (le luxe des dents, je parle)) sitôt que vous traversez le seuil de la porte. Que soit Sylvie, la resplendissante serveuse qui vous enjôle avec sont français presque compréhensible ou Farnand, le cuistôt-concierce qui vous raconte ses plus récentes blagues racistes, vous vous sentirez toujours en famille dans ce chaleureux endroit. À noter que la jolie Sylvie arrondit ses fins de mois en se trémoussant au club 61 à Aylmer. Avis aux intéressés!

Alors laissez votre orgueil de côté et venez boire une bière pré-déjeuner avec nous! On vous y attend!

lundi 16 novembre 2009

L'homme contre la nature

Ils n'ont vraiment rien compris


Y faisait pas mal beau pour un 16 novembre. J'ai donc décidé d'enfiler mes Adidas "pas propres" pour aller marcher dans le bois, chose que je ne fais que trop rarement.

"Mon doux que c'est joli" fut bien sûr ma première impression. Les arbres dénudés et la température frisquette se mariaient parfaitement avec l'album de Bernard Adamus qui jouait dans mes oreilles. Puis, je me mis à faire quelque chose que je ne fais, aussi, pas trop souvent, réfléchir...

Cette nature est en fait le berceau d'une multitude d'espèces animales, aussi glorieuses que variées... Par contre cette forêt héberge également le nouvel ennemi #1 du 38 Dufferin appartement 5 : les ostis de raton-laveurs.

...Permettez-moi cette délicate envolée...

Je suis tout à fait pro-animaux, pro-nature, pro-avortement, probiotique, etc. MAIS, si il existe un espèce animale dont il me ferait plaisir de disposer dernièrement, c'est bien ces damnés petits criminels masqués.

Tout le monde a sa propre histoire d'altercations avec ces bestioles, voici la nôtre: Depuis quelques semaines (voir mois), un couple de raton-laveurs a cru bon transformer l'espace à poubelles situés sous l'escalier pour monter chez nous, en un véritable buffet Du Barry.

Un peu à l'image des gens fréquentant souvent ce buffet, ces animaux de satan dévorent de tout sans trop se préoccuper des dégâts qu'ils causent.

De plus, ces brillantes bêtes ont maintenant l'habitude de venir dévorer leur festin putride sur notre palier. Ils contribuent ainsi à donner à notre entrée cette sympathique allure de "dompe", très courue par les amateurs de feng-shui.

Grâce au ciel, Dan, notre sympathique (et omniprésent) propriétaire nous a offert une piste de solution. Voici un bref résumé de la conversation d'homme à homme que Mathieu a eu avec lui.

Mathieu : "Là mon Dan, ça a pu d'allure, va falloir faire dequoi, encore à matin y'avait des restants de bagels rassis sur notre perron."

Dan : "Ouin, j'ai bin vu ça, ça commence à être dégueulasse ici, on dirait le Vietnam"

Mathieu : "Mais là, je sais pas trop comment faire pour qu'on s'en débarrasse, je pourrais peut-être les attendre avec mon douze, mais j'ai pas la patience"

(À noter que Dan est un homme de Val-des-monts et a donc plus d'un tour dans son sac lorsque l'on parle de contrôle de la faune)

Dan : "Mon père vis pas bin bin loin, y'avait le même problème mais y'a trouvé une solution pas trop pire."

Mathieu : "Ah oui, comment qui s'y prenait?"

Dan : "C'est bin simple mon jeune, il les attrapaient dans des pièges qu'il s'était acheté dans un magasin de chasse et pêche."

Mathieu : "Ah ok, et puis après il les relâchait dans la forêt... j'avoue que c'est une bonne manière"

Dan : "Bin non, crisse de fefi, il les crissaient dans une cage pi il les néyait (noyait)! Comme ça y'était sûr qu'ils reviendraient pas."

Mathieu : "Ah oui, ah bon..."

Mathieu est devenu blême puis est parti...

Donc, j'assume que si notre délicat propriétaire met son plan à exécution, ce petit problème de ratons va bientôt n'être qu'un mauvais souvenir.

Clairement, Dan a compris quelque chose qui nous échappe encore à nous, jeunes gens branchés de la grand'ville.