lundi 4 avril 2016

Mathieu le sauveur


Je croyais qu'elle allait se charger des maudits poulamons dans ma chambre.


"Yark yark! Une araignée! Yark!"

Telle fût ma réaction lorsque je vis l'araignée. Cependant, étant confortablement assis dans ma lenestol (c'est du norvégien ça), j'avais une belle excuse pour ne pas me lever et dégueulassement écraser la bête de ma main nue. Je la laissai donc vivre. Me disant aussi qu'elle deviendrait mon alliée et tuerait toutes les autres bestioles qui pourrait y avoir dans ma chambre.

Erreur! Elle a crevé de faim, la pauvre. Elle est en ptite boule toute morte en dessous de mon bureau. Elle aurait peut-être préféré une mort violente et sèche finalement, plutôt qu'une lente agonie. Faut croire que y'a moins de bestioles que ce que je pensais dans ma chambre.

Sorry!


jeudi 10 mars 2016

"Sylvie"


Ma promise


J'ai (eu) une correspondante!

À l'aube de mon 28e printemps, voilà quelque chose que je ne pensais jamais dire, mais je me suis lié d'amitié d'un(e) parfait(e) inconnu(e), qui dans le cas qui nous intéresse, se faisait appeler "Sylvie Boudreau". Ragailliardi par cette nouvelle flamme, j'étais prêt à aller jusqu'au bout avec "Sylvie". Quand je dis "au bout", je parle bien sûr du bout de ma démarche narrative, qui a su nous amener vers des territoires assez loufoques.

Voici l'essentiel de notre idylle. Évidemment, j'ai gardé toutes les fautes de frappe, les erreurs de syntaxe, les inepties, les incohérences et les non-sens pour préserver l'effet comique. Notez aussi que certains passages, disons éthiquement discutables n'ont été écrits que pour susciter des réactions intéressantes chez mon interlocutrice(teur).

Bonne lecture!

Bonjour , je suis Sylvie Boudreau j'ai 31 ans celibataire je vie au quebec plus precisement a trois-rivière , je suis originaire de moncton dans le NB , je vis seul depuis quel que mois.j'aimerais correspondre avec vous pour une relation amicale sincere et serieuse ,si cela ne vous derange pas on pourais avoir de bon liens , si affinité l'on verra ce que l'avenir nous reserve.
Une Photo de moi en piece jointe (CI HAUT)
Au plaisir de vous lire.

Bonjour Sylvie,
Vous me prenez un peu de court ce matin. Pourrais-je savoir comment vous avez obtenu mon adresse courriel?

salut Vincent comment allez vous , bien j'espere  que sa ne vous dérange pas que je vous ai contacter sans vous prevenir , ces juste que j'ai mon ordi depuis peux de temps alors j'ai fait mes recherche sur vous pour vous envoyer un message afin que on soit de bon ami si sa ne vous dérange pas je suis connecter sur facebook, on pourrai mieux apprendre a ce connaitre .

bonne journée 

Je vais bien, merci.
Toutefois, comprenez, Sylvie, que tout ceci est hautement incongru. Vous me comprendrez d'être sur mes gardes.
D'où me connaissez-vous, par hasard?

Oui effectivement que ces par Hasard que j'ai reussi a vous contacter et sa ne serrai un énorme plaisir de mieux vous connaitre , si l'avenir nous permet on peux devenir de bon ami , 


Comprenez que déjà, j'étais un brin sceptique...



Donc,
Vous êtes tombée, par hasard, sur mon adresse courriel et avez cru bon me contacter. Et ceci dans l'espoir qu'un jour, nous puissions devenir de bons amis?
Vous ne vous facilitez pas vraiment la tâche, il me semble.

Oui bien-sur Vincent ces exactement cela , j’espère que l'on pourra ce parler en inbox , car je suis la plus part du temps connecter et je pense que on vas bien pouvoir ce connaitre au fil du temps  , merci de me répondre .


Ok, j'ai saisi. Sylvie est probablement un homme de 44 ans souffrant de calvitie et d'embonpoint, essayant de me dérober quelques dollars depuis son café Internet de Téhéran. Pourquoi ne pas m'amuser un peu?



Votre français me semble assez approximatif ma chère "Sylvie".
J'imagine que ces fautes de frappe constantes ne sont en fait qu'une coquetterie d'auteur typique des résidents de Moncton. C'est ça?

Non Vincent ces juste que je ne fait pas très attention au faute d’orthographe , mais j’espère que sa ne vous dérange pas , si ces le cas je pourrai amélioré mon écriture  , dite moi quel age avez vous ?

Idéalement, je vous recommanderais d'écrire avec un Bescherelle sur les genoux, mais je connais pas votre situation financière ou vos capacités littéraires.
Je vous relance la question. À me lire, quel âge me donneriez-vous?

je vous es déjà dit moi age j'ai 31 ans, et je vis seul , et vous , j'aimerais savoir aussi ce que vous faite comme boulot aussi je suis curieuse de savoir si vous avez des enfants .

Hmm, je crois que vous avez mal lu ma question, mais poursuivons. Ça devient intéressant.
Je travaille dans le département de l'élasticité à l'usine de pâte à modeler "Patamol", dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal.
En tant qu'"agent du mou" (comme on aime s'appeler entre employés), je m'affaire à assurer que la malléabilité de la pâte soit d'une constance (et d'une consistence, HAHAHAHAHA) ludique. Je suis le meilleur de mon département!

J'adore mon emploi, mais surtout de la saine camaraderie qui y règne.
Par exemple, l'autre jour, le gros Richard (il est en fait vraiment maigre, mais on l'appelle le gros Richard parce qu'on aime rire) riait tout seul dans son coin. "Qu'est-ce qui se passe, mon tannant toi?" que Marcel lui a demandé, voyant bien que Richard ne pouvait plus se contenir.
Richard se retourne, le département au complet s'écroule de rire. 
LE GROS RICHARD S'ÉTAIT FAIT UNE MOUSTACHE EN PÂTE À MODELER, POUVEZ-VOUS CROIRE?!?!
Dommage qu'il soit décédé. On l'aimait bien, le gros Richard.

Sinon, j'approche de mon 36e anniversaire.

Et vous, quel type de pâte à modeler préférez-vous?

Je trouve cela intéressent quand l'on aime son travail , moi je travail , comme assistante marketing pour une entreprise française , car j'ai étudier en France , je travail pour cette entreprise depuis plus de 5 ans , et je me sent encore plus intéresser par cette conversation , car je constate que nous avions pas grande différence d'age ,alors pour moi ces un avantage , j’espère que on vas bien pouvoir ce comprendre .

a la place de richard j'aurais fait bien plus mieux me crée des cheveux en pate a modeler

HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA!

Y'a pas à dire, vous avez le sens de l'humour ma chère "Sylvie"! Je peux l'imaginer, le gros Richard avec des petits spaghettis de pâte à modeler sur la tête. Ç'aurait été à s'en taper les cuisses!
5 ans à titre d'assistante en marketing? Dans un entreprise française de Trois-Rivières? Vous devez être une dame distinguée.
Connaissez-vous Marine Le Pen? C'est une de mes politiciennes françaises favorites. Sa position sur l'immigration m'a toujours touché droit au coeur.
"Qu'ils retournent dans leurs pays, ces maudits voleurs de jobs!". Miem, c'est comme du miel dans mes oreilles

Comme vous le dites, on a presque le même âge, donc on doit penser de la même manière.
Pensez-vous aussi qu'on devrait fermer toutes nos frontières à ces gens de races sales?
Sinon, quel est votre opinion sur les clémentines? Sûrettes ou sucrées?

Bien heureux de vous savoir à ce point jasante :)


Oui je crois que Marine le Pen est une politicienne favorites même pour les français elle est bien courageuse , car pour moi la politique n'es pas faite pour les femmes , elle applique plutôt correctement la politique française , j’espère que elle vas pouvoir enfin trouver une solution a Sa position sur l'immigration , pour moi le plus importante actuellement ces mieux apprendre sur toi , tu ne ma pas répondu lorsque je te demandez si tu avais des enfants , j'aimerais que tu me parle un peut plus de toi, j'en ferrai pareil , enfin excuse moi si j'ai mis du temps a répondre je prenais une douche .
(NDLR :  Elle avait mis un bon 3 heures à me répondre.)


Content/inquiet de la savoir aussi politiquement éveillée, quoi qu'affreusement vague/incompréhensible dans sa réponse...


Une douche de trois heures, ma foi, chère "Sylvie", vous devez être ratatinée comme un vieux pruneau oublié dans le fond d'un sac à lunch de nonagénaire!

Des enfants? Au dernier compte, il m'en restait 2, mais ça fait un bon bout de temps que j'ai vu le petit Émile... Lui qui a tant besoin de ses injections d'insuline. Bref, je m'égare.

Vous, les enfants, croyez-vous là dedans? Ou pensez-vous comme moi que le concept même de l'enfance devrait être aboli, puisqu'il ne s'agit qu'au fond de petits humains sous-développés, maladroits, un peu idiots et paresseux qui profitent des largesse du système?

Sinon, auriez-vous une photo de vous sur une balançoire ou exécutant un "kickflip" au-dessus d'un banc de parc ou alors dégustant une tartine? C'est que, voyez-vous, je suis amateur de sports extrêmes et de petits-déjeuners, donc vous comprendrez que je m'attends à ce que ma correspondante partage mes passions!

Bonne nuit, douce princesse des Internets.


Soudain, elle ne répondait plus. L'angoisse s'emparait de moi.


"Sylvie", ça va? Je ne n'ai pas eu de nouvelles de vous aujourd'hui... Je commence à m'inquiéter.
Devrais-je composer le 9-1-1 sur le champ?
Donnez-moi signe de vie, je vous en prie!

Bises,
Vincent

Bonsoir Vincent , comment tu passe tes moment , bien j’espère , j'aimerais mieux , continuer a te parler de toute les fois , car sa me manque aussi de jaser avec toi , mais actuellement j'ai un peut plus de boulot , alors je m’intéresse beaucoup a ,cela  car je prendrais bientôt mes vacance alors j'envisage une rencontre avec toi pendant mes congé le 20 mars  j'ai 15 jour de congé alors je pourrai en profité a allez a ma range  en Gaspésie vois mes chevaux ainsi que mon oncle Lomer qui vie là ,
Mon cher Luc j'aimerais que tu me parle un peut de ta vie , car  je te trouve intéressent plutôt quelqu'un de sincère , alors je reste en attente de te lire , et si tu veux on peux continué sur Facebook ,

Gros Bisous 😘 



Elle prit ensuite l'initiative de m'ajouter sur Google Hangouts afin de poursuivre la conversation de manière plus naturelle.
 allo je suis la Vincent comment tu vas?

Salut, tu ne m'appelle plus Luc, comme dans ton dernier courriel?
Faites le ménage dans vos algorithmes, "Sylvie"!
desoler , j'ai dus mal ecris 
car j'ai voulu marque leblanc

Forcément. Encore sur la crystal meth?

 tu sais tu ma manque toute la journée j'ai penser a toi 
Enfin, j'ai pensé qu'il serait peut-être bon de mettre un terme à la mascarade.
 
 Aimeriez-vous que je vous envoie un montant d'argent faramineux?
mais non voyons , pourquoi tu g
j'ai juste fait une erreur , et tu crois que je veux te demander de l'argent ce me decourage car je ne pensais pas que tu me traiterais , de la sorte  

Donc, à quel moment songeais-tu m'extorquer?

 
alors arrête cette conversation si tu pense que je veux t'extorquer  , au contraire , je voulais juste te parler de quelque chose de tres serieux mais je pense que tu ne veux rien savoir alors , laissons tomber 


T'es certaine? Je suis un richissime agent en élasticité de pâte à modeler. J'en suis à mon 3e chalet.

C'est comme tu le sens "Sylvie"!
... Sylvie?


Et pouf! Juste comme ça, "Sylvie disparaissait dans la nuit. Un amour improbable, mais ardent, s'éteignit. Sans bruit, sans témoins, sans avenir...


Repose en paix, "Sylvie".

jeudi 19 novembre 2015

Filer moyen

"Mon royaume pour une pho au boeuf!", m'écriais-je, samedi.

Mes amis, l'heure est grave.

Depuis quelques jours, mon corps fait tout son possible pour me rappeler qu'il n'est qu'un amas de chair, de fluides et d'os, pour qui la perfection de sa conception n'a d'égal que sa fragilité.

Je suis grippé.

"Arrête de te plaindre", me dira l'une, "Imagine ces pauvres gens qui sont terrassés par la fièvre Ebola", me dira un autre, "Ouache, t'as de la morve séchée sur le bord du nez, mouche-toi comme du monde, crisse", m'éructera un troisième. Certes, bien que ces phrases touchantes sont en fait des manières modernes de me souhaiter un prompt rétablissement, je crois sincèrement qu'il est de notre droit de citoyen du monde de chiâler un brin sur notre piteux état.

Ce que je fais. Abondamment. À juste titre parce que...

Si je fais l'étalage de mes déboires phlegmatiques, c'est avant tout à un groupe sélect d'élus qui me sont proches et que j'estime. Ces personnes devraient ainsi se sentir privilégiées que je leur raconte le trimard de mon dernier morvia, la complainte de mon mal-être ou le récit de mon après-midi de documentaires Netflix sur le cycle de reproduction des anémones. Déverser ainsi mon fiel glaireux, c'est dire aux gens que je leur fais assez confiance pour leur exposer ma vulnérabilité, sans filtre. Vincent, sans artifice, dans son plus simple appareil (immunitaire).

Mettre en lumière cet état de marde qui m'afflige, c'est donc, mes amis, de vous dire à quel point je vous aime.

Alors, de grâce, laissez-moi vous expliquer, encore une fois, comment les mouchoirs normaux m'irritent le dessour des narines au point de me faire saigner, tel Éric Lapointe un mercredi soir.

Car ceci est ma souffrance, livrée pour vous.



P.-S. Je vais déjà mieux, merci.


mardi 13 octobre 2015

Est-ce l'Est ou est-ce l'Ouest - Jasper


Section 1 - Promenade dans les airs

Partis, fringants et surchargés, aux premières lueurs de l'aube, les premières minutes de ce voyage dans les Rocheuses furent (s'cusez mon calembours géologique), plutôt cahoteuses. Disons que la voiture du bon ami Mathieu a choisi un bien drôle de moment pour faire la vlimeuse.

En effet, quand on a un avion à prendre dans les prochaines heures, perdre son pot d'échappement et le laisser traîner sur l'autoroute Ville-Marie (passant bien près d'incendier les voitures qui nous suivaient avec nos étincelles), ce n'est jamais une bonne idée.

Comme en témoigne l'égoportrait de champion ci-dessous (un classique chez les fervents voyageurs), ce petit contretemps mécanique eut pour effet de mettre Mathieu en beau fusil.

Rassurez-vous, une fois rendus au-dessus de la Saskatchewan, Mathieu avait retrouvé sa frimousse friponne. Faut croire que le relief plat et les rivières riches en alluvions l'apaisaient.


   


Section 2 - Constats 

Constat premier :

Jasper, c'est beau en ti-pépère de Saint-Ciarge!

La preuve :


  

 

Pas pire pareil, han?


Constat deuxième :

Généralement dans la vie, être sympathique est une bonne affaire (sauf, mettons, si tu fais face à un escadron de carcajous sur le PCP qui veulent te dérober ton NIP pour s'acheter plus de PCP. Là, ça ne changerait rien.). Qui plus est, être sympathique peut parfois même être payant (oui, oui, au sens monétaire)!
Bin croyez-le ou non, au comptoir de location de voiture, nos petits minois rayonnants d'enthousiasme et nos blagues témoignant de notre soif de découverte nous ont valus un tannant de beau rehaussement de véhicule.
Pensant devoir éviter les pick-ups de l'Ouest à bord d'une sous-compacte urbaine (austérité oblige), nous nous sommes finalement retrouvés au volant de 2 tonnes de pur muscle américain, sous la forme d'une Dodge Charger flambette.

Eul'gros luxe que j'vous dit!

Mathieu, fier.

... Évidemment, notre voiture-fusée détonnait un brin dans l'océan minivans des familles de classe moyenne-basse de notre terrain de camping à prix modique.

Hors champ : Les minivans dont je vous parle.


Constat troisième :

Les bouchées de poutine congelées de Saint-Hubert supportent très mal le voyage interprovincial, tant par air que par route.

Donc, notre ami Eric (Ah oui, c'est lui qu'on venait voir, avant même les montagnes et les wapitis. Eric vit dans l'Ouest depuis quelque temps, sauve des gens, boit de la bière trop coûteuse et relocalise des ours avec ses mains. Eric a bin du fun.) a beau avoir été attendri par la délicate attention de lui apporter une boîte de ces probables délices, mais n'a pu cacher son désarroi lorsque, sortant du four, les bouchées promises ressemblaient à des flaques de sauce brune à une température s'approchant de celle du noyau terrestre.

Eric, béat, mais ignorant qu'il sera trahi par les bouchées de pout' au magma.



 Section 3 - Voir d'zaffaires (affronter le dehors)

Eric aurait bien aimé nous faire visiter tous les joyaux de son beau parc, mais avec si peu de temps à notre disposition, je crois qu'il aurait fallu consommer des quantités titanesques de crystal meth pour n'en voir ne serait-ce que la moitié.

Ceci dit, on s'est quand même grayé de trois bonnes journées sur les sentiers...


Mathieu de face, ainsi qu'un paysage à couper le souffle.

Mathieu de dos, ainsi qu'un paysage à couper le souffle.
 
... Ainsi qu'une journée sur un glacier, oui, oui, un vrai (là où l'eau de glacier est mise au monde)!

Les feux de forêt qui rageaient dans l'État de Washington au moment de notre périple créaient un hâle qui donnait un air vaguement vénusien à notre beau glacier. Sérieux, avoir été Ridley Scott, j'y aurais tourné un film.



Mathieu, constatant l'ampleur de la tâche


  

Oui, c'est viargement gros.



  



Mes amis digérant leurs sandwichs. Mignon!

Il va sans dire, cramponner un glacier pendant 7 heures, tout en évitant de mourir en tombant dans des crevasses de 50 mètres (dont il est impossible de t'extirper si jamais tu y tombes, ouache), ça finit par te travailler le Canadien.

Je vous mentirais si je vous disais qu'on n'a pas songé à abandonner Mathieu à ce moment-là.


Repose-toi, doux prince.


Section 4 - Nightlife 


Je pourrais vous raconter en détail que Jasper offre une superbe sélection de (2) bars aux jeunes gens en quête de plaisirs folichons (ou aux touristes allemands pensant vivre une expérience on ne peut plus culturelle), mais bien honnêtement, il n'y avait pas de quoi écrire à sa mère.

Tsé, tant qu'à être  dans le bois, aussi bin boire et festoyer comme du monde de bois. C'est à dire avec une bonne Caribou Lager autour d'un feu qui arde depuis une vieille cuve de sécheuse.
Mercredi : Soirée-sacrifice au nom des dieux de la forêt.


 Section 5 - Flore et faune

C'est justement lors de l'une de ces soirées que j'ai eu la chance de faire un tête à tête avec l'une des légendes vivantes du parc national, le wapiti commun.

Éthyliquement courageux, j'ai (naïvement) cru que la maman-wapiti serait d'adon et qu'elle ne tiendrait pas rigueur à l'apprenti journaliste en boisson que j'étais, et qu'elle ne se bâdrerait pas des quelques clichés que je prenais d'elle et de son petit.

Plus de peur que de mal, ne vous en faites pas.

Maman-wapiti, sur le point de charger,
puisque visiblement irritée par mon flash.


Autrement, Mathieu s'est fait un ami végétal, qu'il s'est empressé de nommer à titre de "sa plante préférée". Il n'a, toutefois, pas pris le temps de s'informer au sujet du nom, de l'espèce ou des caractéristiques de sa nouvelle amie photosynthétiseuse.


Photo Tinder de la plante de Mathieu.


Aussi, il arrive que les forêts brûlent, ce qui donne une allure assez glauque aux randonnées. Ça a l'air triste, mais on avait l'impression de marcher sur des Doritos et l'air sentait le bon BBQ. Un mal pour un bien quoi!


"Crounch-Crounch" - Le sol, 2015



Section 6 - Badineries et frivolités

Comme vous l'avez probablement deviné, contrairement à la plupart des gens, Mathieu et moi apprécions avoir du plaisir. Malheureusement, nos déconnades sont trop souvent spontanées, donc difficiles à documenter. En voici quand même deux échantillons, mes chanceux. Attention à vos rates!


D'abord, ce moment absolument désopilant où j'eus la présence d'esprit de faire comme si Mathieu était un condiment dans un sandwich géant!

Vraiment, là je me suis surpassé!

Ou encore lorsque nous avions fait une pause-exploration-de-belles-choses-de-bord-de-route et que Mathieu, surchauffant dans son coton ouaté Rona, cru bon en faire une robe cocktail, jouant ainsi les allumeuses des grands chemins, affriolant ainsi les pères de famille qui roulaient derrière.





Section 7 - Bref

Bref,

Le Parc National de Jasper, c'est beau (probablement même plus que vous le pensez), mais c'est encore mieux quand on a la chance de le partager avec des gens qu'on estime / apprécie / aime / tolère / a du fun avec.

#Tourlou

mercredi 17 juin 2015

Propriétariat.jpeg

Piou-piou maison laser


Y'a pas à dire, le processus menant à l'achat d'un bout de terre chapeauté de plusieurs étages de bitume, mortier, briques et bois vient avec son lot de torrieuseries.

Parfois insidieux, d'autres fois carrément dressés-devant-moi-me-faisant-des-dans-l'cul-en-riant, ces petits défis ont tôt fait de nous rappeler que dans la vie, vaut mieux s'armer de patience et d'une barre à clous.

Ça fait partie du plaisir d'être propriétaire!
, me dira-t-on, ricanant grassement, bière à la main en me tapant dans le dos, alors que j'en serai à arracher ma 39e planche de gypse moisie par la négligence de l'ancien proprio, ou alors que je me fendrai l'postérieur à arracher les derniers centimètres carrés de tapis brun en dessous d'un bain datant de la Conquête.

Faut dire que je ne m'aide pas non plus. L'autre jour, à l'occasion de notre séance houblonnée hebdomadaire, Mathieu et moi sommes tombés sur l'émission Propriétaires en otage, où les témoignages de propriétaires-locateurs s'enlignaient comme un cauchemardesque collimages d'horreurs. Des plans pour que je ne loue exclusivement qu'à des septagénaires sourds, silencieux et qui travaillent majoritairement à l'étranger, histoire d'avoir la paix.

Ça fait partie du plaisir d'être propriétaire! Batinsse, ils auront finalement probablement raison! Parce qu'une fois que je me serai forgé le caractère et l'aurai égalisé au buffer, j'ai l'impression que cette série d'expériences m'auront transformé en impitoyable propriétaire, prêt à mordre dans le jarret de la vie, en grand requin de l'immobilier que je serai devenu.

 D'ici là, je tâcherai de me répéter que Rome ne s'est pas bâtie en criant ciseau, qu'à chaque jour suffit son pain quotidien et pleins d'autres proverbes prédigérés dont la formulation exacte semble m'échapper.

jeudi 11 juin 2015

On ne m'a pas écouté : (

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: (


Aujourd'hui, on ne m'a pas écouté : (

Je rentrais au boulot à 15h plutôt que 10h. Tout le monde était comme: "whatttt kessé ça?? Lol chanceux!!". Ce changement d'horaire suscitait la curiosité. Si bien que, lorsque je suis rentré dans la salle des employés, une employé qui était là m'a demandé: "As-tu pu profiter du beau temps?". Ce à quoi j'ai répondu que oui, mais que, si elle avait ouvert ses esti d'yeux d'attardée, elle aurait vu qu'il faisait pas si beau que ça dehors (c'est pas tout à fait exactement ça que j'ai répondu par exemple). En effet, toute la journée, on se demandait si l'orage ne nous éclaterait pas sur le crâne. Ensuite, sa réponse à ma réponse fut un petit rire faux tout à fait absent, alors qu'elle avait les yeux rivés sur son Ipad. J'ai bien vu que ma réponse n'avait pas du tout été enregistrée dans son crâne.

Je me suis alors dit dans mon crâne: Pourquoi me poses-tu une question si tu ne veux pas de réponse? Tu m'as obligé à répondre à ta question pis tu m'écoutes même pas en plus?? Quel est ton problème?

J'ai alors démissionné et suis maintenant sans-abri.

vendredi 29 mai 2015

Histoire de lunch

 
 
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"Eat whatever the fuck you wan't"


Des fois, t'as un lunch. Ton lunch est composé de quelques éléments. Le plat principal, une boisson, un dessert et un fruit. Des fois, tu finis ton repas principal et t'en es au dessert ou au fruit. Y'a pas de règle à suivre dans ces cas-là. Si tu veux ton dessert avant ton fruit, fais ça. Si tu veux ton fruit avant ton dessert, fais ça. Y'en a qui pourrait trouver ça bizarre de ne pas toujours suivre le même ordre. Mais l'ordre dans les lunchs, c'est une question de feeling.


En relisant, je pourrais remplacer les "tu" par des "je". C'est plus une confidence sur ma vie que je vous fait là.

mercredi 20 mai 2015

Mon vieux char tout rouillé

 
 
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Mon char et des badauds


Je vous l'ai jamais présenté, mon vieux char tout rouillé. Pourtant, il existe. Pourtant, il fait partie de ma vie. Depuis l'automne de l'an 2011, que je possède en effet mon vieux char. Peu à peu, au fil du temps, il est devenu mon vieux char tout rouillé. Les chars rouillés, c'est pas rare. Mais depuis quelques temps, sur mon char, de la rouille s'est déclarée, telle une gangrène métallique, près de mon miroir gauche. Si bien que, du triste spot de rouille, s'écoule sur toute la longueur de la porte des larmes de rouilles lorsque la pluie tombe. Ça fait vraiment dur. Et c'est ce qui fait que mon char, il est pas rouillé comme les autres.

Certains pourraient me dire "Ben si y'est rouillé, ton char, pis que tu trouves ça laid, arrange-le donc." À ces gens, je répondrais simplement "Oui". Je devrais faire ça. Mais qui a l'argent pour ça? Qui veut s'engager dans le combat perdu d'avance de la lutte à la rouille? Je laisse donc l'oxydation et le temps faire leur œuvre.  

Mon vieux char est d'une couleur affreuse. La rouille qui se déclare en maints endroits sur le bodé permet d'attirer l'œil du badaud sur autre chose que l'affreuse couleur de mon auto. Certains diraient: "t'as un esti de char de marde, man" Moi je répondrais: "Non. Faux. Il roule. Il a la radio. Une radio custom même. Je sais pas comment afficher l'heure dessus." J'ai déjà fait un ménage de printemps dans mon auto. Je serais certainement dû pour un autre.

Je pourrais conter plusieurs histoires sur mon char.

Fin.

mardi 21 avril 2015

Au jour de maintenant

Moi, sémantiquement rassasié


Ça y est. Ça arrive à tout le monde et ça vient tout juste de m'arriver. Ce phénomène que je suspectais d'exister, tout en ignorant sa présence dans l'imaginaire collectif.

Satiété sémantique

Après avoir répété plusieurs fois le même mot, il devient soudain vide de sens, phonétiquement inesthétique et mentalement incompréhensible.

Heureux de savoir que cette occurrence était aussi répandue qu'inoffensive, je me suis empressé de remettre mon internement à une date ultérieure. Mes proches s'en verront rassurés, puisque je viens de vivre cet affreux sentiment.

Un mot, pourtant über-commun, m'a poussé au bord du maelström psychotique, ou du moins, d'un coma causé par une violente attaque de vomissements. Bin voyons, quel mot a pu te turlupiner à ce point, me demanderez-vous?  

Aujourd'hui, le damné mot aujourd'hui.

Ce mot qui, phonétiquement, semble enraciné dans un quelconque folklore Flamand du Moyen-Âge, mais qu'on persiste à employer à qui mieux mieux par une quelconque coquetterie historico-linguistique. J'ai toujours un peu de misère à me faire à l'idée qu'à notre époque, nous n'utilisions le mot « hui » (qui signifie maintenant, en ce moment, là) qu'avec « aujourd' » sauf si on s'appelle Michel Folco et qu'on désire beurrer notre savoir lexical plus épais que la moyenne.

En plus de tout ça, aujourd'hui est un pléonasme crasse puisque, on ne se le cachera pas, dire au jour de maintenant, c'est agressivement redondant.

Vous me pardonnerez donc cette montée de lait, mais si comme moi vous croyez qu'aujourd'hui n'a plus sa raison d'exister en ce 21e siècle, prenez la rue et faites entendre votre voix!


jeudi 16 avril 2015

Allo

: (


Nouvelle bibliothèque, nouveaux défis!!!!!!! Mais n'oublions pas: nouvelle bibliothèque, nouvelles déception : ((((((((

C'est une loi de la nature.

Cette fois-ci, la déception prend la forme d'un magazine auquel la bibliothèque est abonnée. Le magazine Dodge. En lisant le titre de cette revue, on pourrait croire qu'il s'agit d'un magazine d'auto. En voyant la couverture, on pourrait croire qu'il s'agit d'un magazine de photographie. Cependant, c'est en lisant la toute dernière promotion sur le maquillage pour cadavre, en en apprenant sur les nouvelles technologies qui remplaceront la crémation ou en  apprenant comment embaumer un bébé qu'on comprend qu'il s'agit d'un magazine de thanatologie. Quelle tristesse. Lecture déconseillée.



mercredi 8 avril 2015

Coderre, ça va faire.



Je me lance en campagne. Joignez-vous à moi, citoyens. "Coderre, ça va faire!" scanderons-nous tous en chœur!

Parce que vous l'avez vu, sa dernière à Coderre hein? Ça dépasse les bornes et de loin à part de ça. C'était pas déjà assez compliqué comme ça de trouver une place de stationnement dans les rues de Montréal? Ça coûtait pas déjà assez cher en permis de stationnement pis en 25 cennes pour pouvoir se parker une dizaine de minutes à quelques part? Ça suffisait pas de nous obliger à passer un après-midi au complet à lire ce qui est écrit sur les 26 pancartes après le poteau pendant qu'une file de char nous klaxonne dans le cul?

Coderre, ça va faire.

Voilà maintenant qu'il nous en sort une nouvelle, Coderre. Ben oui toi, une pancarte de plus! Pis qu'est-ce qu'elle dit, la pancarte? : "Tu veux te stationner là? Ben tu vas devoir te louer un 7 et demi, mon gars."

Non mais ça a tu pas la moindre maudite trace de bon sens c't'affaire là? Un 7 et demi! Avez-vous idée du prix de ça, sapristi, Coderre! Pis à part de ça, il fait peut-être pas ton affaire, ce 7 et demi là! Vous saignez les pauvres. Vous faites de votre ville un Dubaï du nord.

lundi 30 mars 2015

Fuck la société




 > :  (
moé



Maudit tabarnak.

58$ par paye. Pour des assurances. Qui c'est qui utilise ça des assurances, à part les faibles et les simplets? Je m'ennuie du temps où j'étais pas né et où les assurances collectives existaient pas pis que les enfants mourraient écrasés par des trains sans le moindre problème. On te le remplaçait dans le temps de le dire, le petit Timmy. Ça dérangeait personne. Pis ça amputait surtout pas les maigres salaires de personne. Maudit estifi.

58$ par paye maudit bâtard. Quelques précieuses brosses en moins ça. Maudit bâtard. Je vais me sentir encore moins mal qu'avant de passer mes soirées à fredonner du Beatles, ça c'est sûr. Je vais peut-être même fredonner plus fort qu'avant en guise de protestation.

mardi 24 mars 2015

Mathieu




Bonsoir bonsoir,

comme toute jeune personne qui se respecte, j'ai déménagé à Montréal. J'y suis en effet depuis 6 mois et je trouve aujourd'hui finalement un sujet digne d'une chronique concernant cette ville pourrie.

Alors voilà, j'ai voulu aller faire l'épicerie aujourd'hui. Étant ici depuis 6 mois, je commençais à trouver que j'avais le ventre bien creux et que l'heure était arrivée de garnir des armoires. Pas une mince affaire faire une épicerie à Montréal, je vous le dis! Premièrement faut se rendre à une station. Ensuite, ça coûte 3,25$ pour pouvoir rentrer. Tout est cher à Montréal. Ensuite, t'attends qu'une navette vienne te chercher pour t'amener à l'épicerie. Ensuite, tu rentres dans la navette. Pllllein de gens vont en même temps à l'épicerie! Plein de gens embarquent, plein de gens débarquent. Fait étrange, bien peu de gens semblent transporter des sacs d'épicerie. Je suis resté dans la navette un bon 30 minutes. Après un moment donné je me suis dit que je devais être arrivé, bâtard après tout ce temps là. Je suis débarqué de la navette. Suis sorti. Pas vu la moindre épicerie. Pis j'étais perdu. Bref, 5 sur 10 pour les épiceries à Montréal.

Autre expérience digne de mention à Montréal: le métro! Ben oui! T'as pas ça à Hull! Moi pis Vincent on avait soumis le projet d'un métro au maire Bureau. Ça aurait relié le 38 Dufferin, le 67 Lessard, le 134 Wright ainsi que toutes les bibliothèques de la ville. Malheureusement Pedneault-Jobin est rentré pis y'a toute scrappé ça. Toujours est-il qu'à Montréal, y'a un métro et je l'ai pris. Tu rentres là, y'a plein de monde, c'est bruyant et faut attendre longtemps. Point positif cependant, tu peux en profiter pour t'acheter de la bouffe pour la semaine. Encore une fois un peu cher. 6 sur 10 pour le métro à Montréal.

Au revoir!



mercredi 11 mars 2015

Fumiste fumet


Une erreur coûteuse


Pour certaines personnes, le corps n'est qu'un vaisseau de chair qui ne sert qu'à contenir l'âme jusqu'à ce que ce dernier se mette à moisir, libérant son fantôme spirituel. Pour celles-ci, nul ne sert de dorloter ledit amas de viande, puisqu'il n'est que temporairement nôtre. Logique.

Pour d'autres, le corps est un temple qui mérite à la fois respect et entretien, puisque crisse, on ne vit qu'une fois et croire à quelque forme de réincarnation ou de vie après la mort, c'est de la bouillie pour les chats, uniquement bonne à nourrir les esprits simples en quête de réponses prémâchées.

Je me trouve, bien humblement, à mi-chemin entre les deux.
Je comprends les bénéfices de piloter un corps en santé, mais je trouve que, de temps en temps, c'est viargement justifiable de manger un sac de chips aux cornichons crémeux au complet. Ceci étant dit, il m'arrive de fréquenter certains centres sportifs, surtout en hiver, lorsque l'idée-même d'aller arpenter les trottoirs me donne des sueurs froides et des visions de fractures ouvertes.

Alors ce midi, je suis allé au gym.

Le vestiaire, aussi bondé que déplaisant, ne m'offrit guère le choix en termes de casiers. Aussi épais que cela puisse paraître, le choix du casier est crucial si on ne désire pas se ramasser avec le derrière d'un Chinois bicentenaire en plein nez alors qu'on se penche pour attacher ses souliers de course dernier cri. Donc, quelle ne fut pas ma chance de découvrir une case dans un emplacement de choix!
"Vincent, aujourd'hui, c'est ta journée!", me dis-je naïvement.
J'entrepris aussitôt d'y déposer mon matériel et de me changer prestement. En m'exécutant, je décelai un vague fumet que je décrirais comme provenant d'une raie défaichie. "Ouhla!", pensai-je, "un sans-abri lépreux doit être en train de se changer dans les parages". N'en tenant pas rigueur, je barrai mon cadenas et m'entrainai normalement.

Après séance sportive olympienne et une douche revigorante, il était plus que temps que je me revêtisse, parce que le milieu dans lequel j'oeuvre tolère mal la nudité au travail. Sitôt la porte de ma case ouverte, une bouffée pestilentielle m'assailli tel un coup de hache en plein nez. Mes follicules nasaux eurent tôt fait d'informer mon cerveau que l'effluve horripilante de viande à tacos et de curry jaune émanait depuis mon casier depuis le tout début.

Horreur, consternation, sentiment d'échec, perte de tout amour propre, etc.

Évidemment, mes vêtements, m'ayant attendu sagement au fond de cette coffre-fort odorant, avaient eu le temps de s'imprégner de cette aberration olfactive.

Ne sachant que faire, je rhabillai, retournai à mon poste de travail et entrepris d'écrire ce billet, fortement inspiré par les arômes cauchemardesques qui s'échappent présentement de mon tout nouveau blazer.

Tabarnak.

jeudi 4 décembre 2014

Séjour du damné

Confus

« Ça y est, j'ai atteint le premier palier de l'enfer.
Il fait chaud, humide, il règne une sérieuse odeur de tacos et je n'ai aucune ostie d'idée comment j'ai pu me retrouver dans un tel merdier. 
 
Manquait plus que ça. 
J’ai failli mourir étouffé avec un bagel la semaine dernière et ma blonde menace sans arrêt de dévorer le petit dernier (Marcus) si jamais je ne lui rapporte pas de quoi se sustenter (elle dit qu'elle en avait marre de manger des graines). 
Comment pouvais-je tomber plus bas? 
Heureusement, je ne suis pas seul. Il semblerait qu'un bon nombre d'âmes maudites se retrouvent avec moi dans l'antre de la bête. Toutefois, le dernier à qui j'ai tenté de demander un peu d'aide m'a violemment asséné un coup section des affaires du quotidien La Presse. 
Ma foi, MAIS COMMENT AI-JE PU ABOUTIR ICI?
EXISTE-T’IL UN DIEU?
ET SI OUI, QUE LUI AI-JE FAIT POUR QU'IL ME TOURMENTE AINSI?
YAHVÉ? ZEUS? OSIRIS?
QUI SUIS-JE? OÙ ERRE-JE? QUE DEVIENS-JE?
QUEL RÔLE JOUE-JE DANS CETTE TRAGICOMÉDIE QU'EST LA VIE? »

— Pensée d'un pigeon entré par erreur dans la station de métro Beaubien


vendredi 18 octobre 2013

Garou : séduction à inhaler


Tu erres sans but,
tel un chien esseulé.

Tu hurles à la lune,
rien ne peut te consoler.

Mais rassure-toi,
homme tombé des nues.

Dans une fragrance de mâle,
tu trouveras ton salut.

Une voix aux échos de Mark Ten,
des oreilles en feuilles de chou.

Toi aussi,
tu peux sentir comme Garou.